001: Tant qu’à partir… on change de nom !

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AVERTISSEMENT :  Ce premier billet est un peu long, nous avions plein de choses à vous raconter, mais on vous promet d’essayer de raccourcir les prochains !! 

 

Après quelques mois de préparation et de planification… la semaine du 25 juin est (enfin !) arrivée.  Le contrat d’Isabelle devant débuter le 1er juillet, l’ensemble de nos démarches avait été faites en prévision d’une arrivée quelques jours avant le 1er juillet.  Tout se succédait dans notre « master plan » (élaboré par Francis, évidemment !).

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Cela faisait maintenant trois semaines que nous étions revenus de notre voyage exploratoire du mois de mai.  Les démarches pour l’obtention de la lettre de confirmation que notre demande était acceptée étaient toujours en cours.  Après avoir dû soumettre une quantité de documents aux autorités lettonnes lors de notre voyage du mois de mai, nous avions débuté depuis maintenant plus de deux semaines les démarches avec le Consulat de la Lettonie à Ottawa.  Bon, certains d’entre-vous savez déjà que la participation du Consulat a été plutôt approximative.  Dès le premier appel, notre contact admettait n’avoir aucune idée des procédures à suivre dans le cadre de la démarche que nous avions débutée.  C’était rassurant… surtout que c’est nous qui lui fournissions les aide-mémoires énonçant les divers documents que nous devions lui fournir pour qu’il étudie notre demande.  Faut le faire !

Lors de notre visite à Ottawa, nous avions payé pour un traitement accéléré de cinq jours.  Ce qu’on ne nous avait pas dit toutefois, c’est que le délai de cinq jours ne semblait débuter qu’au moment où le fonctionnaire à Riga recevait notre dossier sur son bureau.  Car, entre notre visite au Consulat et le moment où les documents ont été reçus au Ministère à Riga… il s’est écoulé sept jours.  Allo traitement accéléré !  Un $1,300 CAD bien investi pour un traitement « accéléré » ?  On commençait à douter.

Heureusement, notre contact au Consulat était très attentif à l’évolution de notre dossier, tout comme une personne au sein de l’employeur, Circle K, à Riga.  Des suivis quotidiens ont été faits durant cette dernière semaine.

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Le mercredi 27 juin se tenait notre « vrai » déménagement.  Quatre emplacements sur l’itinéraire.  Nous vidions le condo dans lequel nous habitions temporairement (1), apportions des électroménagers au condo de Lucie (2), déposions des meubles et en reprenions dans notre ancienne maison (3) et nous entreposions tout ce qui restait chez le père d’Isabelle (4).  De 8h00 à 16h00, les déménageurs nous ont parfaitement pris en charge.  Ça faisait du bien de ne plus avoir à rien penser et planifier, après des semaines intenses.  Un gros merci à Martine aussi qui nous a donné un immense coup de pouce durant toute la journée.  Fidèle à son habitude… elle était en feu !!

Tout de suite après le départ des déménageurs, nous avons été vendre notre véhicule.  En l’espace de quelques heures cette journée-là, nous n’avions maintenant plus de logement, plus de meubles et plus de voiture.

Disons que nous avons alors réalisé qu’il fallait que la décision des autorités lettonnes arrive rapidement.  Si nous ne pouvons pas quitter le lendemain… notre fameux « master plan » tombe pas mal à l’eau et les choses se compliquent un peu.  De plus, nous avions appris ce soir-là que si nous ne pouvions pas prendre possession de l’appartement comme prévu le vendredi après-midi, cela irait sans doute seulement au début de la semaine suivante car le propriétaire quittait pour un long weekend.

La tension montait…

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Il est 8h30.  Après une soirée un peu arrosée chez Denis pour souligner notre itinérance récente (et pour faire descendre la pression) le réveil nous a apporté une belle surprise :  les confirmations que nous pourrons prétendre être des Lettons pendant les deux prochaines années !  Woohoo !

Nous restons un peu surpris par contre.  Bon, bien sûr, les lettres ne sont qu’en letton Telle n’est pas la surprise.  Nous remarquons plutôt que nos noms ont changés.  En effet, les documents sont émis aux noms de Francisam Diretem et Izabellas Sovē.  Bon, on se dit qu’après toutes ces démarches…  it’s close enough ! (plus de détails sur cette particularité lettonne dans une publication à venir).  On a changé de noms !  C’est sûr qu’avoir à choisir, nous aurions peut-être profité de l’occasion pour prendre des noms plus communs :  genre Uģis pour Francis et Inga pour Isabelle.

Nous délibérons alors sur la possibilité de partir ou non en cette journée-même.

Nous décidons finalement de le faire !  OMG !!

Le branle-bas de combat débute alors !  Action, action, action !!

Vers 9h00, Isabelle contacte le bureau à Laval pour les informer de la situation et pour leur demander de procéder au « booking » des billets d’avion et de l’hôtel.  Pourquoi l’hôtel ?  Parce que notre appartement, même si on arrive à en prendre possession, ne possède pas les éléments nous permettant d’y habiter immédiatement (literie, serviettes, accessoires de cuisine).  Notre plan est donc de rester à l’hôtel quelques jours le temps de pouvoir préparer notre appartement.

Le billet d’avion d’Isabelle est réservé rapidement… mais il y a un plus long délai pour le mien.  Comme Francis n’est pas employé de la compagnie au Québec, il n’est pas dans leur système et, apparemment, ça rend la réservation du billet d’avion plus laborieuse.  Bon, c’est sûr que sur Expedia, à 9h00, ça nous aurait pris 3 minutes réserver les deux billets.  Trouver l’erreur.

À partir de 10h00, Isabelle fait des suivis réguliers avec l’agence de voyage mandatée par le bureau pour s’enquérir du statut de mon billet d’avion.  Aucune nouvelle, sauf qu’il semble « y avoir un problème ».  Le temps passe.  Vers 11h30, nous regardons sur Internet pour voir que le vol que nous voulions n’a plus de places disponibles.  Nous apprenons alors qu’un autre vol prévu vers Paris ce soir-là (Paris étant l’escale du billet d’Isabelle) vient d’être annulé et que les sièges restants ont été attribués aux passagers affectés.  Mais… Francis n’a pas de billet encore.  Partira-t-il avec Isabelle ou non ?

Pendant qu’Isabelle tente d’entrer en contact avec l’agente de voyage (qu’elle appelle maintenant du nom de tous les Saints), nous discutons de la possibilité qu’elle parte seule pour prendre possession de l’appartement.

Comme le vol d’Isabelle est à 17h50 et qu’il est midi… que nos valises sont à Montréal et que nous sommes à Rawdon… nous décidons de quitter même si nous n’avons pas de billet pour Francis.  Martine est gentille et nous propose de nous ramener à notre ancienne maison, où nous avions laissé nos valises dans le garage.  Dans la voiture en direction de Montréal, nous tentions de trouver des vols alternatifs.  Alors qu’on rappelait l’agente de (j’en-ai-mon) voyage pour lui faire part de nos trouvailles, cette dernière nous annonce finalement que tout est beau et que Francis a son billet sur le même vol qu’Isabelle !  Sou-la-ge-ment !!!

Le reste de la route se passe bien.  Nous prenons nos bagages et nous dirigeons vers l’aéroport avec nos cinq valises, nos sacs à dos, nos manteaux d’hiver et nos sacs d’ordinateur.  De vrais sherpas !

L’enregistrement se passe sans faille.  Le vol est à l’heure et, bien que nos sièges soient séparés, le siège à côté d’Isabelle est finalement inoccupé. Francis change de place et nous passons le vol ensemble… à entendre le bébé de la rangée d’en face faire la crise du « bacon » pendant quatre des six heures que dure notre vol !

Il n’est pas encore là le bonheur, il n’est pas encore là !!