014: Liepāja

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N’écoutant que notre soif de découvertes lettones, nous sommes partis un samedi matin aux aurores pour la ville de Liepāja. On a alors compris pourquoi Aurore était surnomée la martyre… car se lever à 05h00 du matin pour prendre un bus… c’est de la souffrance !

Bien située géographiquement sur la côte de la mer baltique elle a eu un rôle de base militaire pendant plusieurs années. Après un voyage de plus de trois heures nous sommes arrivés en ville. Fait particulier, certaines personnes ont été debout pendant une portion plus ou moins longue du trajet, dans un autobus voyageur.  On a découvert qu’on pouvait acheter les billets de bus directement du chauffeur. Il y a donc fort probablement quelqu’un qui vend des tickets on the side.  Wink wink le chauffeur !

Première constatation, la ville est plutôt déserte… Plusieurs bâtiments sont vides, mais malgré tout en bon état. Comme si leur désertion avait été faite au beau milieu de la nuit dernière. La diminution assez rapide de la population semble être un problème en Lettonie, nous en parlerons d’ailleurs dans un prochain texte.

Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel nous partons à la recherche d’un repas. Nous trouvons une pizzeria qui semble assez populaire. La pizza gigantesque arrive sur la table et bon, on repassera pour la croûte bien cuite et le fromage attrayant.

On est loin de la pizza du restaurant Brigade !

 

 

Nous sommes enfin prêts à partir vers une des attractions les plus populaires de la ville et ses environs, les anciennes forteresses soviétiques, bâties près de la mer.

Comme elles ne sont pas au centre de la ville nous devons nous y rendre en taxi. Nous utilisons donc l’application Taxify, arrivée depuis peu à Liepāja. Notre chauffeur, Sergejs, arrive quelques minutes plus tard dans sa mini-fourgonnette qui semble également servir comme « limousine » une fois de temps en temps auprès de la jeunesse lettonne.  Lumières LED, écran de télé, velcro tout autour de la cabine du conducteur, tâches sur le siège… il y a visiblement du party qui s’y fait.  À ceux qui comprendront la référence… on se serait cru dans un véhicule de la flotte du « Fake Taxi » !

Il nous amène à bon port et nous pouvons admirer plusieurs ruines de forteresses construites sur les rives de la mer. Plusieurs encore en relativement bon état malgré les tentatives, jadis, de les faire disparaitre par explosion. Nous marchons donc sur la plage pendant quelques heures pour en découvrir plusieurs.

Arrivés au bout de notre expédition, nous commandons un taxi et nous voyons arriver… Sergejs ! 🙂 Il nous explique alors que le service est tellement nouveau à Liepāja qu’ils ne sont que trois chauffeurs à couvrir la ville !  Bon, c’est sûr qu’il trouve ça drôle de nous revoir… mais le fait qu’il ait dû se claquer 15 minutes de route pour venir nous chercher (minutes qui ne lui seront pas rémunérées), il doit trouver ça moins drôle.  Mais bon, ce sont les aléas de cette application.

Nous retournons donc avec lui en ville et repartons à la découverte du centre avant le souper.  Nous souhaitons bonne soirée à Sergejs et nous lui disons, à la blague, « À demain ! ».

Nous marchons vers la plage (Et oui ! il y a des plages partout en Lettonie) sur une rue principale vraiment large. Nous rencontrons sur notre parcours plusieurs jeunes en « wetsuit ». Nous ne comprenons pas encore trop ce qui se passe… mais nous apprendrons en arrivant à la plage que nous avons manqué une compétition « internationale » jeunesse de planche à voile.  Malheureusement, nous nous rendrons compte un peu plus tard, grâce à des cris stridents d’excitation, que plusieurs participants logent à notre hôtel.

Nous nous dirigeons ensuite vers le restaurant M’O qui nous a été chaudement recommandé par une collègue qui est native de Liepāja. Et elle avait raison, c’est très bon. Francis voulait commander l’anguille, mais il n’en restait plus lors de notre arrivée. Par contre, surprise !… quand vient le temps du dessert, elle est revenue au menu !! 🙂 Bon, nous n’avons pas trop compris d’où elle était sortie, mais elle était très bonne !

Le temps de faire un appel Skype pour le « SURPRISE » de Martine et nous sommes de retour à l’hôtel.  À la recherche d’un endroit pour prendre un dernier verre nous nous rabattons sur le bar de l’hôtel et nous confirmons notre impression qu’en Lettonie, si tu veux prendre un verre et que tu n’es pas dans la vieille ville de Riga il faut que tu aies soif avant 22h. Et que tu boives vite si l’heure de la fermeture approche ! 🙂

 

 

Le lendemain nous sommes prêts à aller en prison, l’ancienne de Liepāja bien sûr !  Nous cherchons donc un taxi sur Taxify, mais nos recherches sont vaines. Sergejs doit faire la grasse matinée… Nous prenons donc un taxi régulier vers notre destination. Nous nous rendons compte après quelques minutes que nous semblons être embarqués dans la voiture du répartiteur de la compagnie… car plusieurs personnes l’appellent ayant besoin de ses services en ce dimanche matin.  Son téléphone ne dérougi pas !  Deux cellulaires à la main en conduisant une voiture manuelle… le gars est clairement né pour faire ça !

Nous avons pris une visite guidée de la prison de Karosta. Un tour privé puisque nous étions seuls dans le groupe anglophone. Notre guide, portant l’uniforme de gardien, nous a expliqué tout ce qu’il y avait à savoir sur cette ancienne prison militaire. Francis a été content de pouvoir pratiquer sa mémoire de « Génies en herbe » lorsque questionné par le guide sur les portraits de tous les anciens secrétaires-généraux du parti socialiste soviétique.

 

Portraits des secrétaires généraux de l’URSS, dans le bureau du directeur de la prison de Karosta

 

Après avoir échappé de peu à une puissante averse lettone nous avons décidé de marcher vers l’église luthérienne de la ville qui fut, durant l’occupation soviétique, convertie en salle de divertissements pour les militaires.  Splendide de l’extérieur, elle est plutôt drabe à l’intérieur.  Les soviétiques l’avaient dépouillée de ses atouts, afin qu’elle n’ait plus vraiment de connotation religieuse.  Mais bon… c’est pas comme si nous l’avions visité vraiment.  Premièrement, nous étions un dimanche midi et il y avait une genre de messe.  On dit « genre », car il n’y avait pas de bancs… tout le monde était debout et il y avait un genre de prêtre qui saluait les fidèles.  Fidèles presque exclusivement féminines, d’ailleurs.  Et, deuxièmement, pour rentrer, bien qu’il n’y avait pas d’indications à cette effet, nous avons compris que les femmes devaient porter un voile sur leurs cheveux (des tonnes de voiles étaient mis à leur disposition sur une table à l’entrée), et une espèce de jupette en tissue.  Bon, on a constaté que même à l’Église, les jeunes lettonnes sont soucieuses de leur image.  L’une d’entre elle a dû passer un bon 2 minutes à trier les voiles avant d’en choisir un qui semblait être coordonné à son linge.  Les plus vieilles, elles, ne semblaient pas trop s’en faire de ressembler à « Môman » de la P’tite Vie !

 

Puis, nous avons marché jusqu’au pont nous permettant de retourner à la ville. Il s’agit d’un pont articulé qui se pivote pour laisser passer les plus gros bateaux. Nous savions qu’il était fermé à la circulation routière, mais Google nous disait qu’on pourrait le traverser à pied… Euh non ! 🙂 Nous avons donc dû appeler un Taxify. Qui d’autre que Sergejs pour nous ramener en ville ! 🙂  Eh oui, encore Sergejs, notre sauveur.

 

Le fait que le pont soit perpendiculaire à la route est un signe qui nous a permis de constater qu’on ne le traverserait pas !

 

De retour à la civilisation Liepājaienne il était temps de nous nourrir. Nous sommes donc partis à la recherche d’un resto. Notre premier choix étant fermé, nous nous sommes présentés à notre deuxième choix qui était fermé aussi ! 🙂 Une lecture du menu de notre troisième choix nous a amené à notre quatrième choix qui était… fermé !! 🙂

Nous avons donc décidé d’aller visiter le musée de la ville d’abord ! C’est un petit musée qui est  tout en letton. Nous avions donc rapidement fait le tour ! 🙂

De retour à notre recherche de resto (puisqu’il n’y en avait pas dans le musée), nous sommes allés sur la plage pensant trouver le Red Sun Buffet, mais le nom est trompeur parce que c’est plus un café qu’un buffet. Nous qui nous ennuyons du Mandarin… ça sera pour une autre fois, faut croire !  Notre choix suivant s’est avéré ne pas servir de nourriture, même s’il y avait un menu disponible ! 😦 Au bout du compte nous nous sommes rabattus sur le resto… de l’allée de bowling ! 🙂

Bien remplis de friture, nous avons repris le chemin du retour aux premiers bancs dans l’autobus;  ça a ajouté du spectacle des nombreux lettons qui doublent tout ce qui bouge sur l’autoroute à deux voies en contresens ! 🙂