017: Safari (2e partie) – Tarangire

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Le mardi 12 septembre, nous quittons notre hôtel à Arusha en direction du parc national Tarangire.  Il s’agit d’un parc d’une superficie de 2,850 km2 abritant plusieurs variétés d’animaux, principalement des éléphants.  Le parc est aussi célèbre pour être une zone de transit lors de la grande migration des zèbres et des gnous.

En route, nous passons au travers de la ville d’Arusha et ses rues en effervescence en cette matinée.  Disons que les paysages urbains sont plutôt contrastants avec notre réalité occidentale.  Un certain chaos organisé décrirait bien les scènes que nous y voyons.  Circulation plutôt hasardeuse, déchets jonchant le sol à plusieurs endroits, camions à bennes transportant des gens, mini-vans agissant à titre d’autobus, vaches se promenant sur le bord de la rue, etc.  Bref, on est loin de l’itinérant coin Notre-Dame / De Lorimier qui quête avec son squeegee et qui constitue le seul contraste dans le paysage, mettons.

Sur la route vers Tarangire, nous voyons beaucoup de troupeaux de vaches être gardées par des bergers Maasai (tribu indigène).  Chez cette tribu, les enfants se font donner la responsabilité de garder des troupeaux dès l’âge de 4 ans.  Et nous avons vu plusieurs de ces petits bonshommes de cet âge.  Toute la journée au soleil, sans eau… pas facile.  Et dire qu’il y en a qui trouvent difficiles de devoir choisir avec quel camion jouer en premier !  On est tous confrontés à des problèmes différents, faut croire !

Avant de rentrer dans le parc, on passe par notre lodge pour aller chercher notre lunch.  On veut profiter au maximum du parc en continu, alors on veut y rester une fois entré.  Après notre hôtel en ville à Arusha, on s’attendait évidemment à une baisse de qualité de notre hébergement.  Après tout, nous sommes désormais dans la savane… le luxe, n’est pas vraiment supposé d’être présent.

Euh… on repassera pour l’expérience rustique.  Notre lodge est débile !  Nous n’avons accès qu’aux espaces communs pour l’instant car notre chambre n’est pas prête… et nous explorons en attendant nos boîtes à lunch qui, elles non plus, ne sont pas prêtes.  Le lodge est muni d’un immense balcon extérieur sur lequel les tables à diner sont installées.  C’est ici que les repas sont servis.  Magnifique.  Puis, on descend un peu et on voit l’endroit où le feu de camp se tient chaque soir.  Wow…  Finalement, on suit le chemin qui nous mène à la piscine… sans fin… au milieu de la savane… et qui donne sur la savane où les gnous, les zèbres, les phacochères et les gazelles se promènent.  Tout simplement idyllique.  Surtout que nous avons tout ça à nous tout seul pour l’instant, car il n’y a personne au lodge, tout le monde étant évidemment parti en exploration.

 

Après l’Auberge Espagnole… voici le lodge des gnous !

 

Après une attente un peu trop longue à notre goût pour les boîtes à lunch (car on veut profiter au maximum du parc), on les reçoit et décidons de manger sur place, en regardant la piscine et les animaux.  On repassera pour la gastronomie de cette boîte à lunch… sandwich sec au poulet avec os en prime… peanuts et muffin sec.  On englouti notre lunch et on quitte vers le parc, situé à environ 35 minutes de route.  Il est déjà 12h00.

Dès notre entrée… le parc est fidèle à sa réputation.  On voit une bonne quantité de zèbres et de gnous. Près d’un plan d’eau, nous sommes seul et nous voyons au loin des éléphants.  Nous disons à notre guide qu’on peut quitter et ce dernier, fort de son expérience, nous dit « Non, attendons 10 minutes, ils vont venir vers nous ».  Et moins de 10 minutes plus tard, nous sommes témoins d’un troupeau d’une douzaine d’éléphants buvant et jouant dans la marre située tout près de nous.  Un très beau spectacle que nous devons désormais partager avec plusieurs autres jeeps, venus eux aussi se « rincer l’œil ».  Bon call Baruti !

Nous continuons notre exploration du parc et nous rencontrons nos amies les girafes.  Toujours aussi impressionnantes.  Elles semblent si pacifiques, cohabitant allègrement avec zèbres et impala.

Notre chemin faisant, nous rencontrons encore beaucoup d’éléphants, zèbres et gnous.  Nous voyons aussi des « dik dik », petit animal de la grosseur d’un schnauzer qui ressemble à un daim… vraiment mignon.

 

Dik Dik… trop mignon !

 

Puis, au loin, nous voyons quelques camions rassemblés.  Nous comprenons alors que lorsque cela se produit, c’est qu’il y a quelque chose à voir.  Ce phénomène arrivera souvent durant notre safari, en fait.  Nous nous approchons et nous voyons deux paires de lionnes.  La première paire est plutôt oisive, se reposant sous l’ombre d’un arbre.  De l’autre côté du véhicule, nous voyons toutefois une lionne et deux lionceaux et au loin, une deuxième lionne s’apprêtant à prendre en chasse un zèbre.  Elle se met en position d’attaque… un peu comme Usain Bolt sur la ligne de départ d’un 100 mètres olympique !  Malheureusement, comme pour le bogue de l’an 2000… ce fût un pétard mouillé et il n’y aura pas de chasse, finalement.

Les autres découvertes de la journée furent les vervets bleus, des singes gris / blancs aux extrémités noires et aux testicules bleus.  On y voit aussi des autruches (c’est gros une autruche) et des gazelles de Grant.

Retour au bercail à la brunante.  Heureusement que nous avons pu voir les installations du lodge en matinée… car il fait noir et nous ne voyons rien.  Nous faisons notre check-in et nous apprenons que c’est un lodge « tout-inclus » !  What ?  Comment ça on ne savait pas ça ?  Nous serions restés plus qu’un soir ici.  Ah, l’hospitalité tanzanienne… on adore !

Après notre premier drink… on nous dirige vers notre logement.  Notre habitation est à l’extrémité du site.  Deux habitations juxtaposées et communicantes.  On se fait escorter par deux « gardes ».  On se demande pourquoi et on se fait rappeler que le site est au cœur de la savane et que les animaux sauvages y ont accès, car le site est non sécurisé.  Dès la tombée de la noirceur, il faut donc être accompagné en tout temps par un garde lorsque nous voulons circuler sur le site.  On les appelle en faisant un « appel de flashlight » du perron de notre habitation.

On trouvait ça un peu intense… après tout, nous n’avions vu que des gnous et des zèbres en matinée.  Jusqu’à ce qu’on apprenne par notre guide, trois jours plus tard, qu’il y a dix ans, un jeune garçon de 7 ans s’est fait attraper par un léopard sur le site de notre lodge et qu’il n’a évidemment pas survécu.  Bon, on va prendre l’escorte finalement !!

Le souper est super… un buffet avec viande, légumes et riz.  On manque de faim pour en profiter convenablement.  Après souper, direction la piscine… mais comme elle n’est pas éclairée en soirée… notre option tombe à l’eau (quel jeu de mot !).  Nous optons alors pour le feu de camp pendant une heure… ou une éternité si on s’appelle Marc-André, qui y fait environ la moitié de sa nuit, au grand sourire d’un groupe d’espagnoles nous ayant rejoint.

Retour escorté à la chambre.  Notre première expérience avec les filets anti-moustiques autour du lit.  Bon, cela n’aura pas été les filets qui nous aurons le plus préoccupés en fait… mais ce que nous avons tué en dehors desdits filets.

Premièrement, un criquet s’était immiscé dans notre chambre.  À bât le criquet… 1-0 Francis/Isa.  Puis, en sortant de la salle de bain, Isabelle aperçoit quelque chose sur le tapis qui ne fit pas avec le motif imprimé.  Une grosse araignée brune y gît, bien vivante, mais peu mobile.  N’écoutant que son courage, Francis prend sa chaussure et s’assure de bien éliminer l’araignée.  Par contre, en relevant son soulier, un spectacle particulièrement rebutant « d’écrapou » est offert.  Une motte de brun est maintenant imprégnée en permanence dans le motif du tapis.  On aura laissé notre marque au Maramboi Lodge !!

Sauf que ça nous as appris une leçon assez vite… on ne laisse aucun sac entre-ouvert, aucun morceau de linge à l’abri ni aucun soulier non protéger.  Notre chambre s’était rapidement transformée en espace aussi étanche et protégé qu’une salle préparée par Dexter dans la série du même nom !

La nuit se déroule sans problèmes et nous nous rencontrons pour déjeuner le lendemain matin, avant de quitter pour notre entrée au Serengeti.

En transportant le sac du Duty Free contenant quelques bouteilles d’alcool, achetées en prévision de périodes de « sécheresse » dans la savane… Francis développe ce qui s’apparente aux symptômes de la fièvre jaune sur les avants-bras !!  Notre hypochondriaque y croit quelques secondes, avant de comprendre que c’est la teinture du sac qui a déteint sur ses avants-bras, en raison du DEET appliqué sur ceux-ci précédemment.

 

La fièvre jaune des avants-bras a frappée Francis de plein fouet !

 

Il fallait voir le visage des employés du lodge apportant des lingettes mouillées à Francis pour qu’il s’essuie les avants-bras… c’était très drôle !

La fièvre jaune écartée, on part pour le Serengeti !

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En raison des 4,600 photos prises entre nous quatre durant le voyage, les galeries de photo du safari seront publiées un peu plus tard, une fois le tri ayant été fait.  Merci de votre patience.