018: Safari (3e partie) – Serengeti (1 de 2)

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Le mercredi 13 septembre, nous quittons Tarangire pour trois (3) jours dans le parc du Serengeti.  Un immense parc de 14,750 km2, soit 1.5 fois la grosseur du Liban.  Ce n’est quand même pas rien.

En route, notre chauffeur s’arrête pour acheter, d’une commerçante de rue, un régime de bananes.  Environ 20 bananes pour 2,000 schillings tanzaniens… soit moins de 1 USD.  Mot à Philippe Couillard… avec ces prix-là, c’est effectivement possible de faire une épicerie pour 75$ par semaine !!  Mais bon, pas beaucoup de tanzaniens auraient pu voter lundi dernier aux élections…

Nous avons une longue route à faire.  Pas tant en termes de kilomètres (environ 150 kms), mais en temps.  Nous quittons notre lodge vers 8h00 et arriverons au Serengeti vers 15h30.  Il faut comprendre que la route pour s’y rendre est non seulement fort sinueuse, fort rocailleuse, mais surtout fort poussiéreuse !  Disons que ce n’a pas été le trajet le plus agréable que nous avons fait de notre vie.

 

Ça fait de la poussière une jeep dans la savane !

 

De plus, sur la route, nous arrêtons prendre le lunch au site des gorges d’Odulvai.  Odulvai est un site archéologique important pour la compréhension de l’histoire de l’évolution de l’espèce humaine, abritant nombreux squelettes qui y ont été découverts.

Nous y cassons la croûte avec notre boîte à lunch toujours aussi décevante, même si nous avions la possibilité de nous la créer nous-même avant de quitter notre lodge à Tarangire.  Faire le même sandwich, mais nous même, ne la rend pas meilleure 🙂

 

On est loin du buffet des Continents !

 

Durant le lunch, Francis et son nez bionique hume une odeur de selles / putréfaction.  Après le lunch, Marc-André décide de contourner l’espace lunch par l’autre côté et nous y découvre un beau site de sacrifice d’animal qui venait visiblement d’être utilisé… une peau étant encore accrochée sur l’arbre d’à côté, des intestins y gisant encore au sol… et du sang recouvre la pierre.  Bon, bien… bonne digestion !!

 

La peau qui pend dans l’arbre…

Le bloc du boucher… Intestins, quelqu’un ?

Une patte pour la chance…

 

On visite rapidement le musée de la gorge, qui a l’air intéressant, mais nous n’avons malheureusement pas le temps de nous y attarder autant que l’on voudrait.  On nous attend à l’extérieur pour un exposé qui résumera pas mal le contenu du musée.  On quitte ensuite pour le reste de la route.

 

Sur la route, on croise des enfants Maasai qui surveillent un troupeau.  Ils sont très jeunes et il fait un soleil de plomb.  Baruti s’arrête et leur donne une bouteille d’eau.  Il attend qu’ils aient terminés de la boire afin de la récupérer.  Pour les Maasai, une bouteille en plastique, c’est inutile et la bouteille se retrouvera à polluer la savane.  Baruti prend une grande fierté à préserver la propreté de son pays, étant désolé de la condition dans laquelle certaines tribus laissent le sol.  Mais, alors qu’il attend qu’ils aient terminés de boire, d’autres enfants arrivent.  Une autre bouteille est remise et après quelques minutes, on récupère les bouteilles et on repart.

Après avoir avalé 2 litres de poussière, on arrive à l’entrée du Serengeti.  Il est environ 16h00 et on doit être à notre lodge avant 19h00, soit la tombée de la nuit.

Durant le temps restant, tout en se dirigeant vers notre lodge situé plus à l’intérieur du parc, on en profite pour faire un mini-safari.  Alors qu’on circule depuis 1h30 sans rien voir… on se fait ensuite gâter.  Hippopotame et léopard nous font honneur de leur présence.  Environ 17 camions pour observer le léopard, ça fait de la présence.  Après 30 minutes devant ce félin, on fait route vers le lodge en suivant un autre camion… Baruti n’étant jamais allé à notre lodge auparavant.  Il doit donc se faire orienter.

On arrive à notre lodge et on se fait accueillir en rois… de la jungle.  D’où vient cette expression, en fait ?  Car ce n’est pas une jungle, mais bien une savane… en tout cas !

Serviettes d’eau pour nous rafraichir, drinks d’accueil, message de bienvenue / instructions du chef du campement, suivi du menu récité par le chef lui-même, Foodie !  Rien à redire !

Ici, notre lodge est composé de tentes.  Bon, pas des tentes à piquet achetées chez Canadian Tire.  Des « mégas » tentes avec des appartements bien délimités.  Une antichambre à l’entrée avec espaces « lounge », une chambre avec lit king, une deuxième chambre avec lit simple derrière, puis le coin toilette, avec une douche, un lavabo et une cuvette.

Tout est fait de toiles en polymère et velcros.  Aucune fuite, aucun joint, aucune faille.  Ce n’est pas ici qu’on tuera une araignée brune juteuse.  Bon… c’est sûr que seulement 15 minutes après notre arrivée, y’a une souris de savane qui s’est échappée de notre tente… mais à part ça, y’avait rien à signaler.  Il faut comprendre que la tente ne repose pas sur une base en bois ou en pierre… elle est directement sur le sol… et donc, le plancher est plutôt raboteux parfois.  Mais c’est cool.

Il faut prendre rendez-vous pour les douches… car si l’eau froide n’est pas restreinte (mais pas comestible), l’eau chaude doit être chauffée au préalable avant d’être livrée à la chambre.  Une gestion de douche intéressante, surtout quand la communication n’est pas au rendez-vous.  Le premier matin, nous commandons notre douche à 6h30 pour Isabelle et à 6h45 pour Francis.  Isabelle prend sa douche et est surprise de la quantité d’eau chaude disponible.  Elle reste longtemps et quitte alors qu’il reste encore de l’eau chaude disponible.  Puis, Francis se prépare pour la sienne à 6h45 et attend que le préposé l’avertisse que l’eau chaude est prête.  À 7h00, toujours pas d’avertissement. Isabelle va voir le gars de l’eau et elle se fait dire qu’il en avait mis pour 2 personnes à 6h30 finalement… Ok, mais combien en reste-t-il et est-elle toujours chaude ?  Car dans la savane africaine, le matin… il fait frette !!

Francis se glisse sous la douche et se savonne.  Rendu au shampooing… il n’y a plus d’eau chaude.  Isabelle va revoir le gars qui vient lui mettre de l’eau… pas chaude.  Finalement, un seau d’eau chaude est remis… mais Francis a terminé sa douche froide.  Trop peu, trop tard.  Heureusement, les autres jours, notre stratégie a différée… une douche le soir et une le matin… on élimine les confusions !

Ici aussi, le système d’accompagnement est essentiel entre les tentes individuelles et les tentes des espaces communs.  Et les animaux sont plus « sauvages » ici qu’à Maramboi, disons !  Au réveil, des buffles se promenaient à moins de 2 mètres des tentes à l’opposé des nôtres.  Durant le déjeuner, les chauffeurs parlaient des lions qui ont rôdés toute la nuit autour de leur campement (situé à environ 500m de celui des clients).  Bon… ça rend le tout excitant !

Première journée complète dans le Serengeti le lendemain, jeudi.  Notre journée débute par les zèbres, buffles et girafes qui se promènent aux alentours de notre campement, le long de la route qui nous mène aux chemins sillonnant le parc.

Après une heure de route, Francis aperçoit le Roi !  De l’autre côté d’un cours d’eau, sur le flanc d’une vallée à la droite de la jeep, un lion se promène, seul, sa crinière dans le vent.  Nous le suivons quelques instants et au tournant de la route, nous sommes accueillis par une vingtaine de jeeps.  Oh oh… on se dit qu’il y a quelque chose là !  On se rapproche, on se trouve une place… et nous voyons notre Roi se joindre à un groupe d’une vingtaine de lions et lionnes qui sont en train de se payer un snack de zèbre.  L’action est un peu loin de l’autre côté, on ne peut pas voir les détails de près, mais on comprend très bien ce qui se passe.  Et les pleurs/cris d’un zèbre situé à environ 50 mètres du zèbre se faisant manger vivant nous font aussi comprendre ce qui se passe.

 

Ça a l’air de nourrir, un zèbre !

 

On ne peut pas voir les détails, mais on entend bien.  C’est assez impressionnant.  Chaque lion(ne) se sert goulument sa part.  Après environ 30-45 minutes d’observation, nous décidons de poursuivre notre route.

C’est alors que notre chauffeur décide de quitter la zone plus lourdement fréquentée par les jeeps pour aller dans une certaine périphérie du parc.   Sage décision !  Peu de temps après, nous nous retrouvons au bord d’un étang où un lion, deux lionnes et quelques lionceaux se reposent sous un arbre.  Paysage bucolique !  D’autant plus que nous ne sommes que deux jeeps à observer ceci.  Ça rend la chose vraiment plus agréable.  Les lions sont à quelques 35 mètres de nous… c’est vraiment impressionnant.

 

 

 

À suivre…

 

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En raison des 4,600 photos prises entre nous quatre durant le voyage, les galeries de photo du safari seront publiées un peu plus tard, une fois le tri ayant été fait.  Merci de votre patience.