023: Bruxelles

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Non seulement Bruxelles est une destination desservie par un vol direct à partir de Rīga toute l’année, mais c’est également une ville qu’Isabelle n’avait jamais visitée et c’est la ville dans laquelle habite une « vieille » amie de Francis.  Comme on avait eu un bon deal sur le prix de ces billets cet été, on avait alors décidé de réserver.

En route vers l’aéroport de Rīga le vendredi matin, à 6h00… nous recevons un texto nous avisant que notre vol direct est annulé.  Bon, super !  Après un appel placé au centre de service d’Air Baltic, la compagnie aérienne des pays baltes, nous sommes redirigés sur un vol partant 30 minutes plus tard que notre vol initialement prévu… mais avec une escale à Munich.  Donc, au lieu d’arriver à 8h30 à Bruxelles, nous y arriverons à 13h00.  Un peu moins intéressant.  Par chance, nous n’avions pas d’activité prépayée pour cette journée.

Les vols se passent bien.  C’est merveilleux de voyager à l’intérieur de la zone Schengen quand même.  Aucun contrôle douanier… même pas de contrôle d’identité dans les aéroports.  On n’a jamais eu à montrer notre passeport ou autre pièce d’identité. Cartes d’embarquements sur le cellulaire et c’est tout !  Merveilleux !

Curiosité cependant;  à bord du vol Munich-Bruxelles, la bière est servie dans une bouteille de verre remise aux passagers.  Côté sécurité à bord, c’est plutôt étonnant.  Nous ne pouvons monter à bord un coupe-ongles… mais on peut avoir une bouteille de bière en verre.  C’est un peu paradoxal en fait.  Mais bon, comme il s’agit d’une Warsteiner, la bière préférée de Francis, celui-ci ne veut pas trop chialer de peur qu’on lui enlève sa bière !

 

 

À notre arrivée à Bruxelles, nous avons tous les deux le même réflexe :  nous ne sommes visiblement plus en Lettonie !  Habitants à Montréal, nous sommes habitués à la diversité culturelle que notre ville natale offre.  Avant notre départ pour Rīga, nous ne remarquions pas que dans le métro, par exemple, sur les 20 personnes à bord d’un wagon, 8 étaient « blanches », 5 « noires », 3 « arabes », 2 « asiatiques » et 2 « latinos ».  Il y avait 20 personnes, c’est tout.

Lorsque nous sommes arrivés à Rīga, nous avons remarqués après quelques jours que la ville était plus blanche que blanche ici.  Ça nous avait assez marqué.  Cela faisant maintenant 4 mois que nous habitons à Rīga… nous nous sommes donc aperçus à notre sortie de la zone sécurisée de l’aéroport de Bruxelles que nous n’étions plus en Lettonie. Ici, comme à Montréal, la pluralité culturelle est importante.  Ce que nous trouvions dommage, c’est que justement… nous l’avons remarqué tout de suite L  La preuve que ça ne prend pas beaucoup de temps pour se « déprogrammer » en quelque sorte.  Ça porte définitivement à réfléchir…

Train vers la gare centrale, marche de 10 minutes et nous voilà à notre hôtel.  Bruxelles est une ville spéciale pour l’hébergement.  Dans la plupart des villes européennes (voir du monde !), les tarifs des hôtels sont plus élevés le weekend que la semaine.  À Bruxelles, ce n’est pas le cas.  C’est même plutôt l’inverse.  La logique ?  Bruxelles est le siège du gouvernement européen et de plusieurs de ses institutions.  Il y a beaucoup de fonctionnaires, diplomates et délégués dans la ville du lundi au jeudi.  Le vendredi, la plupart de ces gens retournent dans leur pays respectif.  Donc, la demande pour l’hébergement est élevée la semaine ici, pas le weekend.  Au point où les hôtels coûtent même moins cher que les appartements AirBnb.

L’hôtel est correct et surtout bien situé, à 5 minutes à pied de la Grand-Place et 10 minutes de la gare centrale.  Le personnel y est sympathique et ici, notre accent est accepté… on prend note, les parisiens !

Le musée que nous avions prévu visiter aujourd’hui devra être reporté à demain en raison de notre heure d’arrivée plus tardive.  Nous avons rendez-vous avec l’amie de Francis à 16h30… d’ici là, temps libre !  Nous décidons alors de partir à la quête des trois « Pis », ces statues miniatures situées dans la vieille ville.  Il y a la plus connue de tous, le « Manneken Pis ».  Cette statuette haute d’environ deux pieds (60 cm) qui se fait habiller quelques fois par semaine.  Il y a aussi son équivalent féminin, la « Jeanneke Pis ».  Un peu moins bien située au fond d’une ruelle et grillagée, la statuette est néanmoins intéressante visuellement. Finalement, il y a le chien « Zinneke Pis ».  Lui, il ne « pis » plus en revanche 🙂

 

Manneken Pis

Jeanneke Pis

Zinneke Pis

 

Après cette chasse aux statuettes, Isabelle se dit que nous méritons bien une gaufre bruxelloise.  Bien qu’elle soit bonne car chaude, ça ne reste tout de même qu’une gaufre.  Celle-ci était cependant bien noyée dans le chocolat noir.  Un bon investissement pour 1 € supplémentaire !

 

 

Marche vers la Grand-Place où, en prenant des photos, Francis se rend compte qu’il a oublié d’effacer les cartes mémoires au retour de l’Afrique.  Les cartes sont maintenant toutes pleines !  Oups !  On recalcule et on se dirige vers la FNAC pour y acheter une carte mémoire.  Bon, elle n’est évidemment pas sur la Grand-Place, la FNAC la plus proche.  Marche accélérée et carte-mémoire achetée… on se dirige alors vers notre point de rendez-vous avec Dorte, l’amie de Francis.

Dorte est une Danoise qui habite maintenant à Bruxelles et qui travaille comme traductrice au parlement européen.  Elle parle le danois, l’anglais et le français.  Lors du séjour de Francis à Copenhague en 1999, Dorte était étudiante et elle l’avait accueilli à l’aéroport et avait facilité son intégration à la vie danoise.  Ils sont restés amis depuis.

Nous la rencontrons avec quelques minutes de retard devant l’édifice de la commission européenne et nous discutons tout en marchant vers un café situé plus loin, non loin du restaurant où nous souperons.  La première rencontre entre Dorte et Isabelle se passe bien… les deux s’adoptent très rapidement.  Nous discutons quelques heures et nous lui disons au revoir, alors que nous allons souper dans un resto de la rue voisine.  Souper correct, sans plus.  La « bistronomie » bruxelloise ne nous épate pas au premier abord.

Samedi matin… petit déjeuner dans la « Gallerie St-Hubert ».  Comme la célèbre Plaza du même nom, il s’agit d’une artère commerciale couverte d’une marquise.  Bon, contrairement à l’artère de Montréal, celle de Bruxelles est plutôt « haut-de-gamme ».

Déjeuner beaucoup trop onéreux pour la satisfaction qu’on en retire plus tard… direction musée sur l’histoire de la Belgique (musée BELvue).  Musée très intéressant où nous apprenons beaucoup de choses.  Après deux heures de visite, direction plaisir coupable de chaque ville… McDonald’s !  Ici, des burgers au poulet spéciaux, avec sauce guacamole et salsa de mangues et tomates.  Assez bon, mais pas très généreux sur le guacamole.

Sur le chemin du retour vers l’hôtel, on récupère des fleurs car ce soir, on soupe chez Dorte.  Francis passait pour le « chum idéal » dans la rue car toutes les filles pensaient qu’Isabelle s’était fait offrir des fleurs… Et bien non, Isabelle ne faisait qu’en être la porteuse !

 

 

15h00… rendez-vous devant une chocolaterie (Chocopolis) pour notre « tournée » des chocolateries et bars de Bruxelles.  Nous nous rencontrons devant une première chocolaterie, située à 3 minutes de marche de notre hôtel.  À notre grand étonnement, nous partagerons le tour avec… 5 enfants !  Euh… on va dans des bars après la portion chocolat du tour.  Ce n’est pas illégal en fait d’avoir des enfants dans un bar ? Ça l’est assurément en Amérique du Nord en tout cas.  Bon, les Belges sont plus « slacks » ça a l’air. Nous qui bookions cette activité justement pour ne pas avoir des enfants dans nos pattes… on ne bookait pas du tout pour la bière ou le chocolat !  hahaha

Première dégustation de chocolat très intéressante.  Puis, direction 2e chocolaterie, Frederic Blondeel.  Nous comprenons en fait que nous faisons un peu la tournée des grandes adresses du chocolat européen, en nous arrêtant dans les « flagship » de ces maîtres chocolatiers.  Arrêt fort intéressant celui-ci… non seulement nous goûtons à plusieurs types de chocolats, dont les ganaches belges… mais aussi à des fèves de chocolat de différents endroits.  Très intéressant comme endroit.

Troisième destination, la « rock star » du chocolat, Pierre Marcolini.  Nous ne le connaissons pas (nous sommes meilleurs avec les chefs cuisiniers qu’avec les chefs confiseurs, disons) mais nous comprenons qu’il est le « king of the king » en ce qui a trait au chocolat et à la visibilité influente qu’un chocolatier peut avoir.  Ses chocolats sont très bons, certes… mais très chers également.  Toutefois, nous ne sommes pas assez connaisseurs pour apprécier à sa juste essence la différence dans son art.

Dernier arrêt des chocolatiers, Meert situé dans la Galerie St-Hubert.  Des saveurs intéressantes et surprenantes, mais on s’aperçoit qu’après quatre arrêts maintenant, notre palet n’est pas très adapté à la dégustation de chocolat.  Certes, nous pouvons distinguer un chocolat au chili d’un chocolat au thé vert… mais en termes de texture, qualité de confection ou de type de chocolat utilisé… pas trop de distinction pour nous.

Bon… on passe maintenant à la portion « bière » du tour.  C’est aussi à partir de cette portion qu’on se délie les langues avec nos camarades.  C’est ça que ça fait de l’alcool !!

Premier arrêt :  Benelux.  Endroit intéressant, plus moderne. On y boit des bières de microbrasseries.

Deuxième arrêt : Toone.  Très bel endroit qui sert de théâtre de marionnettes depuis des décennies.  Bières de type « lambic » et « krieks » (voir explications à la fin de ce texte), ainsi que plateau de nourriture sont servis.  Très intéressant.

Dernier arrêt :  Au bon vieux temps.  Endroit chaleureux, au look vieillot où l’on y sert des bières plus fortes.

Les bières servies étaient toutes plus fortes que ce à quoi nous sommes habitués.  En tout, six (6) bières aux pourcentages d’alcool de 6%, 7%, 8%, 8%, 10% et plus de 11%.  Étonnamment cependant, les bières ne semblaient pas très fortes et ne goûtaient pas fortes non plus.  Pour que même Isabelle en boive… ça veut tout dire !

Bien que ce « tour » devait durer 4h30 et se terminer à 19h30… il est maintenant 21h00 !  Le gang s’entend pour se diriger vers un autre bar pour continuer la soirée… mais nous, nous étions attendus il y a déjà une heure chez Dorte pour souper… pour lequel elle avait préparé toute la nourriture elle-même.  Bien que nous l’ayons texté préalablement pour signifier notre retard… nous ne sommes pas arrivés.  Direction épicerie pour acheter de la boisson pour le souper. Puis, retour vers l’hôtel pour y récupérer les fleurs et commander le taxi.  20 minutes plus tard, nous entrons chez elle !  Ouf !  Bon, c’est sûr que nous étions un peu « réchauffé » de notre dégustation de bières… mais nous étions surtout fatigués.  C’est dommage pour Dorte, car nous n’avons pas pu profiter de la soirée et de sa charmante et généreuse compagnie comme nous l’aurions voulu.  Bouffe végétarienne très bonne et très bonne discussion… incluant le visionnement d’une portion d’un vidéo YouTube d’une durée d’une heure sur les sons émis par le canard afin de régler la question de l’appropriation nationale du son des animaux. Et oui, chaque langue a sa propre interprétation du son d’un animal donné.  Représentées à la table, nous avions donc les interprétations danoise, anglaise, française et lettone.  Tout observateur extérieur aurait pensé que nous étions à Montréal le soir de la légalisation du cannabis.  Mais bon, c’était vraiment très drôle comme discussion ! Pour enrichir vos connaissances générales le canard canadien français fait « coin, coin » le canard anglais fait « couac, couac » le canard letton fait « pek, pek » et le canard danois fait «rap, rap ». On vous suggère donc maintenant d’aller écouter par vous-mêmes le vidéo sur YouTube. Bonne chance !!

https://www.youtube.com/watch?v=I0IzyelQONI

 

Retour à l’hôtel et court sommeil car demain dimanche… direction Bruges !  Ceci fera l’objet d’un article distinct.

Dimanche soir, au retour de Bruges, souper dans un steakhouse bruxellois (n’oubliez pas, nous n’avons pas de bon steakhouse à Rīga… alors on en profite ailleurs quand on peut !).  Repas TRÈS décevant. Au moins, on se dit que nous n’aurons pas le goût d’un bon steak dans la bouche pour quelques semaines après.

Lundi, très grasse matinée et checkout de l’hôtel.  Les musées sont fermés… alors on visite la Cathédrale Ste-Gudule.  Bon, le nom est ordinaire, on en convient.  C’est d’ailleurs un signe que ton nom est ordinaire comme Saint(e) quand, au Québec, pays où tous les Saint(e)s ont 1001 choses qui portent leur nom, rien ne porte le nom de Ste-Gudule.  Peu étincelante de l’extérieur, elle est cependant vraiment très belle de l’intérieur.  Surtout ses vitraux qui semblent tous nouvellement restaurés, avec des couleurs vives et claires.

 

 

Puis, on fait un tour de métro en direction de l’Atonium.  L’Atonium est un monument construit dans le cadre de l’exposition universelle de 1958 tenue à Bruxelles.  Bien qu’il soit devenu un symbole de Bruxelles, cette structure moderne est cependant excentrée.

 

I

 

L’édifice abrite une exposition temporaire sur les Schtroumpfs, mais tous les billets sont vendus pour la journée.  Nous retournons plutôt à Bruxelles pour prendre un repas et des bières avant le départ.

Quelle surprise en sortant du métro… un texto nous avisant que notre vol de retour est, lui aussi, annulé !  Nous avions appris durant nos conversations avec Dorte qu’il s’agit d’une grève des employés de l’une des deux firmes de bagagistes de l’aéroport qui cause les annulations.  Plus de 25 compagnies aériennes sont affectées depuis 4 jours.  On nous propose un arrêt à Varsovie pour le retour… avec une arrivée à Rīga à 1h15 du matin au lieu de 22h00.  Pas mal moins intéressant.  Mais, on n’a pas vraiment le choix.

Là encore, le retour se passe bien.  La nuit sera courte et la journée au bureau sera longue !

 

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Une bière de type lambic est une bière à laquelle aucune levure n’est ajoutée.  La fermentation se fait naturellement en fonction des bactéries contenues dans l’air libre.  La bière est conservée à l’air libre dans de grands bacs peu profonds et est « contaminée » par les bactéries sauvages dans l’air le soir venu.  Le lambic est d’ailleurs une appellation d’origine contrôlée de la région bruxelloise.

Ce mode de production est toutefois en danger car il ne peut se faire que lorsque la température est plus fraiche, historiquement d’octobre à mai. Or, avec le réchauffement, ces mois de production sont raccourcis.

 

Une bière de type kriek est un lambic, mais aux arômes de fruits.