026: Malte – le pays, pas la céréale…

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Air Baltic offre un vol direct Rīga-Malte durant les périodes plus chaudes.  Malheureusement, nous étions hors-saison et nous devions faire une correspondance à Frankfurt, notre nouveau « hub » européen.  Les vols se déroulent bien et nous arrivons à Malte dans les temps.

À notre arrivée, nous remarquons le changement de température avec Rīga… il fait nettement plus chaud à Malte.  Ça tombe bien, c’est exactement pour ça qu’on a choisi cette période de l’année pour visiter cette île de la Méditerranée.

Malte étant l’un des endroits desservis par notre nouvelle application favorite, Taxify, nous commandons notre taxi de l’aéroport afin de se faire porter à notre hôtel.  Nous avions lu sur les tarifs onéreux des « taxis blancs » de Malte, alors nous savions qu’avec Taxify, nous serions corrects.

Le taxi nous rencontre un peu plus loin de la sortie et le chauffeur, jeune, nous jase ça tout le long.  Très sympathique et très fier de sa nouvelle voiture qui sort presque directement du concessionnaire.  Il nous dépose un peu avant notre hôtel, ne pouvant s’y rendre car la rue est piétonne… mais aussi parce que la rue transversale est fermée temporairement en raison de la sortie des classes des élèves.  À Malte, les brigadiers scolaires, ce n’est pas suffisant… on ferme carrément les rues !  Oh well…

Trouver la rue de notre hôtel fût facile.  Trouver note hôtel nous a pris quelques minutes cependant, Google Maps nous indiquant un mauvais emplacement pour celui-ci.  Mais bon, on le trouve, on fait le check-in et on dépose nos bagages.  Puis, nous quittons pour explorer la ville de La Valette, la capitale.

Premier arrêt, sans doute le plus spectaculaire de notre visite à Malte, la St-John’s Co-Cathedral.  Une immense cathédrale très richement décorée à l’intérieur.  Lors de nos voyages, nous avons vu un grand nombre de lieux religieux et celui-ci sort définitivement du lot.  Tout, du plancher (constitué des tombes d’anciens Grand Maîtres de l’Ordre de St-Jean), aux murs ornementés, aux plafonds peints… tout est superbe dans cette cathédrale.  Il y a bien une ou deux chapelles qui sont plus minimalistes, mais celles-ci sont compensées par la balustrade surplombant la nef et offrant une vue d’ensemble spectaculaire sur l’intérieur de l’Église.  Nous avons visité vers la fin de l’après-midi et nous trouvons que c’est un moment parfait car les groupes sont déjà partis et les visiteurs individuels quittent aussi… faisant en sorte que la Cathédrale n’est pas trop achalandée.  À notre arrivée, elle était encore bondée et ce n’était pas agréable.

 

Vue de la St-John Co-Cathedral

 

Après avoir quitté la Cathédrale, nous marchons dans la ville et nous nous rendons aux Upper Barrakka Gardens.  Il s’agit d’un espace public contenant une fontaine, des jardins et un espace de repos entre des arcs sur le flanc de la colline sur laquelle la ville est construite.  C’est très beau.  Nous explorons l’endroit, les foules s’étant déjà dissipées.  Nous restons quelques moments pour espérer avoir une belle vue pour le coucher de soleil, mais sans succès… le soleil se couchant sur une partie de la ville ne donnant pas un beau point de vue.  Nous quittons donc cet endroit pour aller vers notre hôtel.  En chemin, nous marchons sur une belle rue illuminée et décorée pour les Fêtes (eh oui, déjà).  Une belle terrasse nous interpelle et nous y prenons un apéritif.

Puis, direction restaurant (59 Republic).  Les menus des restaurants de Malte sont très alléchants et nous avons fait nos devoirs avant d’arriver: tous nos soupers sont réservés.  Nous sommes donc excités par notre premier souper.  Le menu semble encore plus intéressant que sur Internet.  La piètre exécution des plats nous ramène toutefois sur terre.  Pâtes trop al dente, homard trop petit (quoiqu’un bon rapport qualité/prix néanmoins), pieuvre pas assez rôtie et service ordinaire.  Disons que ça ne nous enchante pas trop.  Espérons que les prochains seront meilleurs.  Retour à la chambre et dodo.

Samedi, c’est une température plutôt pluvieuse. Au levé, il fait soleil et nous prenons le déjeuner sur la terrasse (lire sur une table installée au milieu de la rue piétonne) du restaurant adjacent à notre hôtel, servant de pizzeria le jour et le soir.  Extrêmement minimaliste comme déjeuner. Un groupe de quelques 20 français est présent et remplit l’intérieur du restaurant.  Ils ont visiblement vidé le buffet, déjà plutôt limité côté offre.  Francis en vient même à demander à la serveuse si le gâteau au chocolat sous la cloche de verre peut faire partie du déjeuner… la réponse est « oui », à son grand bonheur.

Après le déjeuner, nous nous dirigeons vers les « Lascaris War Rooms ».  Similaires aux « Churchill War Rooms » de Londres, il s’agit du système de commandement sous-terrain du gouvernement de Malte lors de la 2e Guerre Mondiale.  C’est à partir de là que les stratégies militaires se déployaient afin de défendre le territoire maltais des bombardements aériens provenant de la Sicile de Mussolini.  Bien que l’organisation entourant cette l’activité laisse à désirer (ouverture du site à 10:00, mais réel début de visite possible qu’à compter de 10:30), notre guide est particulièrement intéressant et motivé.  Très bonne visite… tellement qu’Isabelle en perd son foulard favori.

Puis, nous nous dirigeons vers la navette fluviale qui nous amènerait de l’autre côté de la baie.  Arrivés au quai, nous sommes accueillis par une enseigne nous informant que les bateaux ne voguent pas aujourd’hui en raison des vagues trop fortes.  Re-calcul… nous nous dirigeons alors vers le « Malta Experience », une présentation sur écran géant de l’histoire de Malte.  Nous achetons nos billets pour une représentation ultérieure et allons ensuite diner.  Burgers, frites et arachides à volonté.  On dirait quasiment que la chaîne de restaurant « Moe’s » est ressuscitée et a ouvert une succursale à Malte !  Combinaison ok, quoiqu’un peu dispendieuse pour ce que c’est.

Retour à l’expérience maltaise pour le film.  60 minutes plutôt intéressantes, quoique parsemées de quelques clignements des yeux pour chacun d’entre nous.  À la sortie du film, nous sommes conviés à une visite des lieux, soit un ancien hôpital utilisé par l’Ordre de St-Jean.  Installations impressionnantes, mais notre guide est un peu « weird », pour être poli.  Disons que ses opinions personnelles sur les enfants handicapés et le financement des programmes de dressage de chiens-guides, c’est quelque peu inapproprié comme information pour ce genre de visite.

 

Salle des patients dans l’ancien hôpital de l’Ordre de St-Jean

 

Visite terminée, nous quittons et sommes accueillis par une averse à l’extérieur.  Bon, nous ne sommes pas faits en chocolat (car nous aurions visiblement été mangés lors de notre voyage à Bruxelles !), alors nous nous dirigeons vers le monument que nous avions vu sur le chemin en arrivant.  La prise de photos y est plutôt difficile en raison du vent et de la pluie.  Nous traversons la rue vers les « Lower Barrakka Gardens ».  Moins impressionnants que son grand frère visité la veille (Upper Barrakka Gardens), l’endroit offre néanmoins un point de vue intéressant de la ville et est beaucoup moins achalandé.  La pluie devient un peu dérangeante, mais nous nous estimons tout de même chanceux car aujourd’hui, un bateau de croisière est à quai.  La pluie a assurément découragé plusieurs croisiéristes, car la ville n’est pas prise d’assaut.

Nous quittons les jardins pour aller prendre un verre dans un bar (Taproom) tout juste à côté de notre hôtel.  Le vin y est cher, le service ordinaire… nous quittons après un verre et Isabelle va au marché public intérieur situé tout près et « spotté » la veille pour y acheter du vin et des boustifailles pour un 5@7 improvisé sur le balcon de notre chambre d’hôtel.  Étonnamment, malgré la pluie, nos chaises de balcon sont sèches.  Nous nous installons et y relaxons un bon 90 minutes.

Après cet encas, direction deuxième restaurant réservé (Guzé).  Bouffe excellente… mais service très déficient.  Encore déçus par la restauration maltaise.  Au retour, arrêt dans un petit bar (Il Kapitali) juste au coin de la rue de notre hôtel.  On s’installe sur une terrasse fin novembre… impensable pour nous à Montréal.  Un dernier verre et direction hôtel pour un dodo.

Dimanche matin, nous mettons le cap vers la vieille ville et ancienne capitale de Malte, Mdina.  Après un déjeuner tout aussi ordinaire, mais sans cousins Français, marche de 15 minutes jusqu’au terminus d’autobus et ensuite, trajet d’environ 35 minutes jusqu’à la porte de la vieille ville.

À l’arrivée, c’est plutôt mort.  Bon, évidemment, on connaît Francis et sa préférence pour les moments peu fréquentés… alors ce n’est pas une surprise ici, car il est encore tôt.  Nous prenons des photos de la porte de Mdina et il y a quelques personnes prenant des photos sur le ponceau menant à la porte.  Francis s’accote contre une colonne, en retrait du pont donnant accès à la porte pour attendre que les personnes aient libérés le pont, afin qu’il puisse prendre sa photo.  À peine quelques instants plus tard, nous entendons une Française râler « Mais qu’est-ce qu’il fait ce mec, pourquoi se plante-t-il là ? ». C’est alors que Francis se tourne et lui répond « le mec, il attend que le pont se libère pour prendre une photo ».  Silence funèbre.  C’est étonnant à quel point les Français pensent que tout le monde parle français lorsqu’ils voyagent et doivent parler à des préposés aux billets ou des serveurs, par exemple (ils commandent leurs tickets en français dans des pays non-francophones) mais, parallèlement, ils ne pensent pas que lorsqu’ils émettent des commentaires, ces mêmes personnes envers lesquelles ils s’attendent à ce qu’ils parlent français…. puissent parfois parler français pour vrai et les comprendre !  Étonnant comment fonctionne le cerveau d’un Français…

Nous prenons nos photos et pénétrons dans la vieille ville.  Belle architecture et la ville est presque entièrement déserte à cette heure.  Cela rajoute un cachet particulier.

Nous décidons de débuter en nous dirigeant vers la Cathédrale, nommée St-Paul.   Nous tournons le coin et arrivons face à celle-ci… et voyons plusieurs voitures garées devant.  Bon, cela nous indique instantanément deux choses:

1) c’est l’heure de la messe et nous ne pourrons pas pénétrer dans l’Église tout de suite ;

2) il est faux de croire que la vieille ville de Mdina ne permet pas aux véhicules de circuler, contrairement à ce que nous croyions.

C’est certain que de voir des véhicules garés devant les buildings leur enlève un certain cachet.  On est loin de l’atmosphère d’une capitale médiévale lorsqu’on voit des BMW et des Audi partout, mettons !

Nous continuons alors notre exploration de la ville et nous nous « perdons » dans les petites rues.  C’est très joli… mais y’a pas grand-chose à y voir / faire.  Nous nous dirigeons alors vers le Palazzo Falson.  Il s’agit en fait de la résidence d’un capitaine de bateau qui était aussi artiste et collectionneur d’arts.  L’histoire ne dit pas comment il a acquis les œuvres y étant exposées.  Son nom était peut-être Jack Sparrow !  Certains éléments présentés sont intéressants et magnifiques, notamment un bateau sculpté en argent.

 

Impressionnante pièce d’argenterie

 

Le building est doté d’une cour intérieure qui est également très jolie.  Nous sortons au 2e étage pour aller la voir et la préposée / surveillante de l’étage nous courre après car nous avons encore notre audio-guide en main.  Elle pensait que nous quittions l’endroit.  Nous remarquons qu’elle parle français et nous lui répondons en français.  Elle ne veut rien savoir et continue en anglais.  Décidément, il y a quelque chose de pas réglé avec les Français et la langue !

À la fin de notre visite, nous remarquons qu’en cette journée, des reconstitutions de batailles de l’époque se tiennent dans la ville… dont l’une dans 2 minutes dans la cour intérieure où nous sommes déjà.  Nous attendons pour l’observer… mais nous restons plutôt sur notre appétit.

Parlant d’appétit, nous quittons pour le resto que nous avions choisi.  Bon, il n’est que 11:20… mais le resto est supposé ouvrir à 11:00 et comme les déjeuners de l’hôtel nous laissent sur notre faim… on se dit qu’on peut bien y aller tout de suite.  Pour s’y rendre, nous passons à côté d’une place sur laquelle nous observons une autre reconstitution historique.  Cette fois, il y a plus que 4 chevaliers de présent.  Nous regardons quelques instants.  Isabelle quitte le site alors que Francis reste un peu.  Quelques instants plus tard, on nous avise de se reculer un peu car il y aura des coups de feu de tirés.  Tabarn**, les vitres des voitures ont quasiment brisées et les chevaux étaient effrayés tellement le bruit des mousquets était strident.  Francis est quasiment devenu sourd.  C’en est fait… on va au resto (Coogis) !

Nous sommes les premiers arrivés et nous choisissons une table sur la terrasse du toit avec vue sur la Valette, au loin.  La cuisine n’ouvre qu’à midi… alors on se commande une bouteille de vin pour siroter en attendant.  La vie est belle. Le soleil est chaud cependant.  Comme il est d’un côté, nous voulons « bronzer » égal.  Nous mettons donc une alerte sur le cellulaire afin que toutes les vingt (20) minutes, nous changions de côté de la table.  Ainsi, notre exposition au soleil sera symétrique.  Deux comptables en vacances, c’est ça que ça donne !

La bouffe du resto est bonne.  Durant notre lunch, nous sommes accostés par la femme du couple s’étant assis à la table à côté de nous « Vous êtes du Québec ? » nous dit-elle.  Nous nous demandons bien comment nous avons été démasqués.  Est-ce notre crainte de « bronzer en habitant » ?  « Je reconnais votre accent ! » nous dit-elle quelques instants après.  Il s’agissait d’une Québécoise exilée en Angleterre qui était en vacances, elle aussi.  Sympathique, mais nous n’engageons pas la conversation plus qu’il ne le faut avec elle.

Nous quittons le restaurant pour la Cathédrale – prise 2 – et remarquons qu’elle est maintenant fermée.  Bon, bien ça fait alors le tour des activités de Mdina !  Nous retournons donc vers l’autobus et nous rentrons à la Valette par le bus qui servira de dortoir pour Isabelle.  Reste de l’après-midi relaxe et promenade dans la ville.

Pour souper, nous abandonnons l’idée des restos maltais et nous choisissons de manger au marché central.  Mais avant, c’est le temps du 5@7.  Comme il nous reste des trucs de la veille, nous décidons d’aller nous acheter une bouteille de vin et d’aller sur le balcon de notre chambre.  Arrivés à l’hôtel, nous nous souvenons qu’il y a une terrasse sur le toit.  L’ayant visité la veille, nous avions vu que le bar la servant était fermé.  Donc… serait-ce possible pour nous d’aller prendre notre 5@7 sur le toit ?  On demande au personnel et on se fait donner le feu vert.  Oh yeah !!  Terrasse à nous seuls pour le coucher de soleil, avec du vin, des charcuteries, des olives et une dégustation de chips !  Que demander de plus ?!

 

Dégustation vin et chips sur le toît de notre hôtel. Y’a pire « setup » !

 

Après avoir terminé la bouteille de vin, direction marché central pour souper.  Il y a environ une douzaine de restos au rez-de-chaussée, faisant un « U » à l’intérieur duquel les tables sont disposées.  Il y a aussi deux (2) bars.  Concept très similaire au marché central de Florence, à Eataly à New York, etc.  Ces « Food halls » poussent un peu partout.  Montréal aura d’ailleurs bientôt le sien au Quartier des Spectacles (Ste-Catherine, entre Clark et St-Laurent), projet appelé « projet Central, gastronomie Montréal Style » et piloté par le chef Dany St-Pierre (poutine inversée).

Francis arrête son choix sur une pizza four à bois qui a l’air assez délicieuse alors qu’Isabelle choisit un Poké Bowl au thon qui est parfaitement apprêté et balancé.  Très bon.  Après souper, nous marchons un peu et nous retournons à la chambre.

Lundi, dernière journée à Malte.  Après le même déjeuner ordinaire, nous nous dirigeons vers le traversier pour nous amener de l’autre côté de la baie, dans Birgu, l’une des trois parties composant la portion de la ville surnommée « Three Cities ».  Balade tranquille en traversier qui nous permet d’avoir un joli point de vue sur les fortifications de la Valette.

Arrivés à Birgu, nous marchons le long de la marina en direction du Fort St-Angelo.  Disons qu’il y a de l’argent à Malte.  Un yacht avec une porte de garage et contenant deux Sea-Doo, nous n’avions pas encore vu ça de si près.  Check !

 

Eh oui, un bateau, ça peut avoir une porte de garage !

 

Nous entrons au Fort, très peu visité aujourd’hui malgré la présence d’un assez gros bateau de croisière à quai.  Notre chance, un site presque désert.  Le site est joli mais aucune pièce n’est accessible, si ce n’est que trois petites pièces dans lesquelles des présentations multimédias se tiennent.  Côté information, nous repasserons.  Mais le site en lui-même est joli, principalement pour les points de vue qu’il offre sur la ville de la Valette.

Retour par la marina pour le traversier du retour qui est 30 minutes en retard.  Nous retournons diner au marché central et cette fois, notre choix est plutôt mal avisé.  Un kiosk de kebabs dont le résultat final nous laissera sur notre appétit.

Passage à l’hôtel, récupération de valise / sacs à dos et destination aéroport en Taxify.  Notre premier vol est finalement retardé de 50 minutes, ce qui ne nous laissera que 30 minutes à Frankfurt.  Nous prenons quelques verres pour passer le temps au Hard Rock Café de l’aéroport en écoutant des vidéos d’artistes donc le nom commence par « A ».  On comprend qu’ils venaient de repartir le compteur récemment… nous n’étions qu’à Aerosmith à notre arrivée et nous avons quitté sur Alice Cooper.  Weezer y jouera quelque part en 2022, j’imagine !

Nous décollons finalement de Malte.  Arrivés à Frankfurt, nous courrons et attrapons finalement notre vol et arrivons comme prévu à Rīga à 00 :30 !

Bonne nuit tout le monde !