030: Croatie – Plitvice Lakes

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La première nuit croate est courte.  Après s’être endormi un peu après minuit, le cadran sonne vers 06h00.  La ronde des douches s’exécute.  Nous nous apercevons finalement que nous ne ferons pas de déjeuner à l’appartement, les installations étant inadéquates… tant sur le plan de la propreté que des articles mis à notre disposition. Nous déjeunerons donc en route.

Après la douche et le « paquetage » des effets, notre mission est de remplir le coffre de la voiture.  Premier problème du voyage… il est petit ce coffre.  Nous n’avons qu’une seule valise pour nous deux, mais Martine et Marc-André ont chacun leur gros sac à dos de randonneur.  Bien que sur Internet, les photos et vidéos du véhicule loué (Renault Captur), un petit VUS, semblaient loger pas mal de trucs… il appert que la réalité est un peu différente.   Après une dizaine de minutes de remaniement, le coffre ferme avec tout à l’intérieur.  Qui disait que les nombreuses heures passées à jouer à Tetris dans les années ’90 ne serviraient à rien un jour ?

Direction, Plivitce Lakes !  GPS… on a dit direction « Plivtice Lakes » !!  Bon, deuxième problème du voyage… le GPS de la voiture ne « compute » pas la destination car il n’y a pas d’adresse y étant associée.  C’est sûr qu’un parc national, ça n’a pas vraiment de boîte aux lettres.  Marc-André ne veut pas baisser les bras, mais Francis, prêt à quitter la ville au volant du VUS s’impatiente (non, Francis qui s’impatiente… ça ne se peut pas !!).  Francis décide donc d’entrer le parc national dans le GPS de son cellulaire et Google Maps nous dictera alors le chemin.  C’est un départ.

Après environ 30 minutes de route et après être sorti de Zagreb, nous voyons une halte routière avec un écriteau de restaurant.  Nous nous y arrêtons et c’est ouvert.  Ils offrent même des déjeuners… parfait.  Isabelle, Marc-André et Martine choisissent une omelette chacun, alors que Francis, attiré par l’odeur alléchante de la pizza sortant tout juste du four se laisse tenter par cette dernière.  Il n’est que 7h30, soit, mais bon… est-ce pire que de se taper un Jarry Smoked Meat à 03h30 ?

Le déjeuner derrière nous, on fait la route vers Plivitce, que nous rejoignons pour la première fois vers 10h30.  Pourquoi première fois ?  Car ce n’est pas super bien indiqué et nous sommes passés tout droit lors de notre première approche. Après quelques kilomètres, nous voyons l’entrée #2 qui est fermée durant la saison hivernale. Nous faisons donc demi-tour et nous revenons à l’entrée #1.  Le stationnement est pour le moins dégarni et peu de voitures y sont présentes.  Excellent, nous aurons le site pas mal à nous tout seul.  Nous descendons du véhicule et traversons l’autoroute… par le pont piétonnier, rassurez-vous !

Entrée à environ 15 Euros chacune payée, nous débutons l’exploration du site.  Il s’agit d’un site contenant plusieurs lacs à différentes altitudes qui se déversent les uns dans les autres, créant par le fait même plusieurs chutes d’eau de hauteurs et de débits variables.  Durant la saison hivernale, les lacs des niveaux supérieurs sont cependant fermés en raison du gel et de la neige y étant plus abondante (et probablement aussi en raison du plus petit nombre de touristes).  Il nous reste donc un parcours (sentier « B ») d’environ 2 heures 30 à emprunter.

Nous sommes accueillis par des chutes très hautes un peu plus loin.  Déjà saisissant, même si toute la verdure du site a disparu en raison de l’hiver… et malgré l’absence de la neige, faisant exceptionnellement trop chaud pour la saison.  On ne peut que s’imaginer à quel point cela serait beau avec soit la verdure ou la neige pour compléter le décor.  Mais, au moins, il n’y a pas d’autres touristes !

Nous descendons les sentiers qui nous amènent au niveau des premiers lacs.  Pour marcher le long / au-dessus de ceux-ci, le site a aménagé un système de « boardwalks » (nous vous laissons libre de votre propre traduction en français) en bois surmontant de quelques centimètres le niveau de l’eau.  À ce temps-ci, c’est intéressant car le chemin est un peu enneigé et gelé, en raison de l’humidité se dégageant de l’eau et s’installant sur le bois, gelant en raison des températures plus froides, surtout à l’ombre.  Il faut donc être prudent, car il n’y a aucun système de rampes / mains courantes pour nous protéger.  Si l’on tombe… on tombe à l’eau !  Heureusement, l’eau ne semble pas très profonde, surtout aux abords dudit « boardwalk ».

 

Boardwalk tout à nous !

 

Le sentier nous amène à plusieurs lieux intéressants et impressionnants, visuellement.  Des chutes hautes, des petites chutes que l’on peut toucher, le « boardwalk » directement au-dessus d’une chute… c’est visuellement très bien.

Après tout près de deux heures, nous atteignons l’endroit où nous devons prendre le bateau pour nous ramener vers l’entrée du site.  Bon, c’est sûr que le tout aurait dû nous prendre un peu moins de temps, mais les nombreux arrêts photos de Francis nous aurons ralentis un peu.  Comme le bateau part aux 30 minutes et qu’il n’y a presque pas personne sur le site, nous en profitons pour acheter quelque chose au casse-croûte pour le lunch.  Nous optons tous pour le hot-dog croate, une valeur sûre.  Le reste de la nourriture est plus des hamburgers de bœuf et de poulet. Mais, comme c’est la saison morte, nous avons peur de la rotation des aliments.  Comme de fait, pendant que les filles étaient parties aux toilettes, les gars attendaient la bouffe.  Les clients après eux ont commandés deux burgers de poulet.  Le « chef » a sorti un bac de sous le comptoir avec deux poitrines de poulet baignant dans le jus de poulet qui indiquait que ça faisait beaucoup trop longtemps qu’elles y trempaient.  Il a mis ça sur la plaque de cuisson et s’est empressé de mettre le bac de plastique à l’abri des regards.  Nous n’aurions jamais mangé ça.  Mais bon… le hot-dog n’était pas parfait non plus. Dans toute saucisse « maison », il y a du gras. Mais là, on ne cherchait pas le gras, mais la viande.  Bref, on est loin des hot-dogs du vieux Forum !

 

Haute gastronomie

 

Hot-dogs à moitié mangés, direction bateau pour une balade de quinze minutes nous amenant à l’autre bout du lac.  Plaisant, mais un peu frisquet.  Nous arrivons à l’autre rive et nous débarquons, direction le mini-bus qui nous amènera plus près de la sortie.  En descendant, nous croisons un groupe avec leur guide qui explique qu’en été, elle a déjà attendu 1h30 simplement pour prendre ce même bateau.  Nous savions que c’était achalandé l’été, mais nous avons peine à croire que c’est si pire que ça.

 

Le traversier a froid !!

 

Nous gravissons les interminables marches nous amenant à la route pour prendre le bus. Une espèce de mini-bus / camion cargo.  Un peu bizarre comme design, disons.  Cinq minutes de bus et nous descendons.  Le reste de la randonnée, environ 30 minutes, se fera à pied pour rejoindre la sortie et le véhicule.  Cette dernière portion nous permettra d’avoir un point de vue différent de la section que nous avons marché précédemment.  Alors que nous marchions au niveau de l’eau, cette fois, nous marchons le même trajet (en sens inverse), mais d’un point de vue surélevé.  Perspective différente qui permet encore plus d’apprécier le site.

Nous quittons le site et retournons au véhicule.  Direction Zadar !

En route, Isabelle regarde sur Internet des photos de ce qu’aurait été notre visite si nous étions venus durant la saison estivale.  Ce n’est pas mêlant, nous avons failli diriger le véhicule dans le fossé tellement nous avons été jeté par terre par la densité des gens sur le site que les photos montrent.

 

Y’a du monde l’été à… Plivitce !

 

Y’a du monde l’été à… Plivitce… Part II !

 

Mais il n’en fut rien et nous rejoindrons Zadar en un seul morceau.