032: Croatie – Split

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La route de Zadar vers Split se fait bien. Elle est simple et sans trop de défis.  Elle est toutefois parsemée de quelques péages, assez coûteux d’ailleurs… certains allant jusqu’à 50 kn, soit environ 10$ CAD.

Nous arrivons vers l’heure du diner et nous nous dirigeons directement vers l’appartement. Pour s’y rendre, nous devons traverser un tunnel passant sous une colline de l’ouest de la ville, juste avant d’arriver sur notre rue.  Le tunnel fait peut-être 1,5 kilomètres et est rempli de poussière et de pollution.  C’est visible à l’œil nu.  Nous remarquons que les ventilateurs ne sont pas en fonction tout le long du tunnel… bon, disons que nous ne l’emprunterons pas à pied !

Nous trouvons une place de stationnement tout près de l’appartement… la seule encore disponible, apparemment.  Ça paraît que les gens commencent à se diriger vers la vieille ville pour célébrer la veille de Noël, car notre rue est assez achalandée côté véhicules stationnés.  Notre hôte habite l’appartement en-dessous de celui que nous louons.  C’est pratique pour nous rencontrer et en cas de pépins.  Ça donne aussi l’impression qu’on se fait surveiller un peu, mais bon… nous ne sommes pas des visiteurs très dérangeants, mettons… alors ça ne nous dérange pas du tout.  Nous trouvons même que pour lui, c’est une très bonne idée.

Première chose qu’il nous montre en arrivant dans l’appartement est son point fort… la terrasse extérieure.  Celle-ci est spectaculaire, étant grande et donnant une vue sur la mer Adriatique et la marina.  Le reste de l’appartement est sans histoire, très bien aménagé et très fonctionnel.  Nous remarquons l’unique salle de bains, alors nous réglons tout de suite le chauffe-eau au niveau maximum !

 

Belle vue du balcon

 

Visite terminée, nous nous dirigeons vers l’épicerie.  Cette-fois ci, notre liste est longue.  Bien que nous ayons réussi à trouver un restaurant ouvert ce soir (24 décembre), le 25 et 26, pas mal tout sera fermé dans la ville.  Il nous faut donc prévoir en conséquence.

Notre propriétaire nous indique une épicerie juste au pied de la colline sur laquelle notre appartement est situé.  Environ 120 marches plus bas !  Nous y allons. Arrivés là, nous voyons que ce « supermarché » est en fait plus une épicerie de coin de rue.  Il y a un peu de tout, mais beaucoup de rien.  Plan B.  Nous remontons les 120 marches pour prendre la voiture et aller dans un « vrai » supermarché, un Super Konzum !  Environ 10 minutes d’auto et nous y voilà.  On cherche des paniers, nous n’en trouvons pas.  On retourne dehors et en trouvons deux dans le stationnement.  Heureusement, nous avons des pièces de Kn croate… car ici, comme à Riga, nous devons mettre une pièce dans le panier afin de le désengager de la chaîne de paniers.  Ils ne veulent pas que les gens partent avec leurs paniers, alors ils mettent une consigne de 50 cents sur ceux-ci.  Bon, le contrat de Francis chez Technibilt / Cari-All lui aura appris qu’un panier d’épicerie coûte et vaut plus que 50 cents cependant.  Est-ce donc vraiment un répulsif pour les « voleurs de paniers » ?

Isabelle est la gérante de la liste et nous délègue ça.  Après environ 1 heure 15 de remplissage de panier, mais surtout de « où pourrais-je bien trouver ça ? », de « est-ce vraiment ça ? … c’est seulement écrit en croate ! » et de « ils n’ont pas de ça… cherchons un substitut » … nous finissons par finir.  Nos deux paniers sont remplis à craquer et nous nous mettons en ligne. Il y a trois (3) caisses d’ouvertes et nul besoin de dire que personne ne se met derrière nous, pensant que s’ils le font, ils n’arriveront visiblement pas à temps pour le réveillon chez mononcle Stanislas !  Notre tour arrive et la face de la caissière dissimule mal son désespoir.  Elle aussi a maintenant peur de manquer le party de Stas.  Les filles se mettent à l’emballage, les gars à la mise des articles sur le tapis et la caissière… de « caisser » !  2,228 kn plus tard, nous avons une épicerie et une mini-SAQ digne des vacances des Fêtes !  Le coffre de la voiture étant maintenant vide, nous pouvons facilement tout mettre nos achats dans celui-ci.  Pas de partie de Tetris aujourd’hui !!

 

Quand je vais au marché, je mets dans mon petit panier…

 

Comme faire l’épicerie creuse l’appétit, nous décidons de se récompenser par un classique McDo sur le chemin du retour vers la maison.  Un centre commercial en abrite un et nous nous y rendons.  Commande aux bornes automatiques et nous vérifions les « spécialités locales »… activité devenue un classique pour nous dans un McDo lors d’un voyage.  Nous remarquons des ailes de poulet et un sandwich appelé « McCountry ».  Francis se laisse tenter par le « McCountry » en question.  Arrivés au comptoir pour récupérer la commande, Francis voit le panneau régulier et un dessin de porc sur l’espèce de pastille de goût associée à ce burger.  Un burger au porc chez McDo ?  Oh well.  Après essai, le burger était somme toute pas trop mal, quoique un peu petit.  Durant notre lunch, pluie torrentielle à l’extérieur.  Nous sommes chanceux d’être arrivés à temps à l’intérieur.  Nous attendons quelques instants et faisons un tour rapide du centre commercial avant de retourner au véhicule alors que la pluie cesse.  Excellent timing.

Nous défaisons l’épicerie et prenons le temps de relaxer à l’appartement avant notre souper, qui est à 19h00.  Le temps n’est pas très beau à l’extérieur, ventant et pleuvant encore.  Au moment de sortir pour le souper, le temps s’éclaircit et nous marchons les 10 minutes nous séparant de notre appartement au restaurant (Pub La Fabrique).

Lorsque nous y entrons, nous voyons qu’il s’agit plus d’un bar que d’un restaurant, que c’est plein, que le monde est déjà saoul et que la cigarette est populaire à en juger par l’odeur intense.  Disons que l’envie de ressortir aussitôt nous a pris rapidement. Isabelle mène la charge et nous dirige vers le fond de la place, où nous découvrons une section restaurant à proprement dit.  Un peu moins bruyant et pas du tout occupé, ça nous satisfait.  Nous commandons deux immenses plateaux de bouffe à partager, sur le principe de grillades et BBQ.  C’est vraiment très bon… mais beaucoup trop gros et nous n’arrivons pas à tout terminer.

Nous restons quelques heures à cet endroit et quittons ensuite pour se promener sur le bord de l’eau, appelé « Riva ».  Nous marchons l’artère complète et trouvons que c’est plutôt désert, comparativement aux deux dernières soirées à Zagreb et à Zadar.  Les kiosques et la plupart des bars-terrasses sont toutefois ouverts… et ceux-ci regorgent de monde à l’intérieur (un peu moins à l’extérieur).  Arrivés au bout de la Riva, nous allons dans un bar de 2e étage avec une immense terrasse.  Consommations décevantes… pas très étonnant quand on sait que les « barmans » étaient assis à leur bar en train de boire et qu’ils devaient « checker » leurs recettes pour faire les drinks (dont un gin tonic !).  Nous quittons et allons visiter un autre bar de 2e étage avec un mini-balcon faisant office de terrasse. Encore une fois, dès qu’on y entre, non seulement l’odeur de cigarette nous accable, mais le « vibe » n’est pas bon.  Direction l’une des terrasses du début de la Riva.  Nous y trouvons notre compte et y terminons la soirée.  Retour à l’appartement un peu plus difficile, non pas en raison de l’alcool, mais plutôt en raison de la côte que nous devons monter pour nous y rendre.  Elle n’est pas super abrupte, mais elle est longue.  Ça fait travailler le mollet !

 

On se réveille le lendemain et c’est Noël !!  Le Père Noël passe en Croatie et nos compagnons nous remettent un cadeau de la part de l’autre couple qui nous accompagnait en Afrique (Linda et Steven).  Très gentil !

On se fait un long brunch à l’appartement pour partir notre journée.  Seul truc à l’horaire aujourd’hui est une marche dans le parc situé sur la colline sur laquelle notre appartement est situé, et que le fameux tunnel non ventilé traverse.  Francis ne file pas trop marche de 3 heures en plein air et décide de rester à l’appartement.  Après environ 20 minutes, Francis reçoit un texte de la part d’Isabelle l’avisant qu’ils n’arrivent pas à trouver le chemin pour se rendre au sommet de la colline, alors ils vont ailleurs. Francis nous rejoint et nous marchons dans un parc sur le bord de l’eau et de la marina.  Petit parc, mais « cute ».  Ensuite, nous retournons vers la vieille ville qui est aujourd’hui presque totalement déserte.  Excellent moment pour prendre des photos « à la Francis », car il n’y a presque personne.  Nous en profitons pour bien explorer les lieux.  Après quelques heures, retour à l’appartement et début d’une soirée de jeu de « Monopoly Deal », soit la version « carte à jouer » du fameux jeu « Monopoly ».

Enfin un 26 décembre où nous ne sommes pas bombardés de messages du Boxing Day. Ça fait du bien !!  Difficile de faire un Boxing Day ici anyway, tout est fermé !

Nous en profitons donc pour quitter la ville et aller visiter la ville de Trogir, environ à 30 minutes au Nord-Ouest.  Vous pouvez lire le récit de Trogir ici.

 

INSÉRER LE LIEN POUR TROGIR

 

Nous revenons de Trogir en milieu d’après-midi et nous dirigeons vers la même colline qui devait être explorée la veille.  Depuis, nous avons parlé à notre propriétaire et celui-ci nous a indiqué comment y accéder.  Avec la voiture, nous approchons de l’accès et les côtés de la route sont déjà jonchés de véhicules stationnés. Nous ne sommes visiblement pas les seuls à vouloir marcher ici aujourd’hui.  Nous stationnons et débutons l’ascension. C’est une montée peu abrupte, pavée… mais en constante inclinaison.  Après environ 30 minutes, nous apercevons des gens faisant de l’escalade sur les parois.  Très impressionnant de les voir aller.  Nous continuons notre chemin et nous voyons une église au flanc de la colline et un genre de presbytère qui semble être bâti à même le roc de la colline.  Nous n’y avons pas accès toutefois.  Quelques mètres plus loin, il y a une aire d’observation et nous y restons quelques instants avant de rebrousser chemin.  Bien que Martine et Marc-André soient des chèvres de montagne… ce n’est pas notre cas.

 

J’imagine que c’est là qu’elle se cache, la « Rock ‘N nun » !!

 

De retour à l’appartement pour le coucher de soleil, afin que nous puissions l’observer de notre balcon.  Très joli.  Puis, nous reprenons notre « Championnat Canado-Letto-Croate de Monopoly Deal ».  Souper à la maison et beaucoup de plaisir… et belle « participation » de Martine au jeu ! haha

Le 27 décembre, la vie reprend à Split.  Et en grande. Après le déjeuner à l’appartement, nous sortons et nous voyons que la ville est en effervescence… mais c’est toutefois notre dernière journée ici.  Nous débutons par la visite d’un musée de sculptures situé près de notre appartement.  Il nous laisse sur notre appétit toutefois, malgré que nous sommes assez preneur pour la sculpture, normalement.  Les œuvres sont peu nombreuses et plutôt approximatives dans leur exécution.

Nous quittons et retournons encore dans la vieille ville, cette fois avec comme objectif de monter au sommet du campanile.  Bon, disons que l’ascension est une attraction en soit.  Les premières marches sont en béton et sont très hautes les unes des autres, faisant travailler les ischio-jambiers.  Puis, arrivés au centre de la structure, nous trouvons une armature de métal ceinturant l’extérieur du campanile qui lui, est fait de pierres.  Bon, disons que ce n’est pas la structure la plus solide que Francis est vu dans sa vie et il s’est lui-même pas senti super à l’aise dans son ascension.  Évidemment, Isabelle est restée bien douillette sur le plancher des vaches, gardant avec elle manteaux et sac à dos des escaladeurs !  Arrivé au sommet, la vue est honnêtement un peu décevante. Disons que Split n’offre pas le plus beau panorama qu’il y ait.  Des toits en terra cota, en veux-tu, en v’là !  Certes, il y a les collines / montagnes un peu plus loin, mais rien de très pittoresque.

Après la descente, nous allons voir les deux restos pour lesquels nous avons des réservations pour le souper de ce soir.  Deux restos… car ce soir, c’est une soirée séparée.  Les gars avec les gars et les filles avec les filles.  Après avoir lu les menus, nous arrivons toutefois à la conclusion que nous voulons tous souper au même restaurant.  Nous faisons donc une 2e réservation et indiquons que nous voulons avoir des tables distancées.  Non mais, déjà que l’on passe toutes nos journées en Lettonie ensemble… un moment donné, on a besoin d’un « break » !

Nous allons ensuite diner sur une terrasse de la Riva.  La Riva déborde de monde et nous trouvons une place sur l’une des terrasses.  Erreur de débutant, nous ne consultons pas les critiques TripAdvisor avant et nous ne remarquons pas que personne n’y mange.  Les gens ne font que boire un café et fumer leur cigarette.  Bon… après consultation des critiques, il appert que nous sommes dans le trouble.  On décide donc de choisir des items sur le menu qui sont « des valeurs sûres ».  Nous y allons pour un risotto et une salade.  Finalement, ce n’est pas si pire.  Nous quittons en direction l’appartement pour prendre un apéro avant le souper.  On ressort après et le souper se passe bien.  Il s’agit d’un steakhouse (Chops Grill).  Les plats sont bons, même si les steaks des gars ne sont pas assez cuits… Francis retournant même le sien.  Après le souper, les gars prennent un verre (un double) et rentrent sagement à la maison… alors que les filles prennent quelques verres et des shooters.  Il y en a deux qui auront plus de difficulté à se lever demain ! Mais bon, ce sont les gars qui conduiront de toute façon.

On se couche en prévision de notre journée en Bosnie-Herzégovine et notre arrivée (tardive) à Dubrovnik.