035: Croatie – Dubo… Dubon… Dubrovnik

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Après avoir fait la route depuis Mostar dans les montagnes bosniaques, à la pénombre, nous étions assez heureux d’arriver à Dubrovnik.  Notre hôte nous avait donné rendez-vous dans le stationnement adjacent à l’une des portes de la ville fortifiée (la vieille ville de Dubrovnik est piétonne seulement). Comme nous avions un peu de temps avant qu’elle n’arrive, Francis en profite pour explorer un peu les lieux et marcher jusqu’à l’appartement que nous avons loué.  Alors qu’on pensait que les marches à Split étaient nombreuses… Francis constate rapidement que c’était de la petite bière comparativement à ce que nous vivrons à Dubrovnik.  Heureusement, cependant, notre appartement se situe « en haut » des marches.  Donc, pour le déchargement et le chargement des bagages, c’est parfait… les voitures n’ayant pas accès « au bas » de la ville.

Notre hôte arrive et nous conduit à l’appartement.  Alors que d’habitude, cela prend environ 3 minutes avec un hôte AirBnB pour faire les présentations et passer en revue les formalités d’usage, notre hôte a de la jasette et nous montre même comment ouvrir les stores verticaux.  Ok… on la coupe un peu pour lui faire sentir qu’on est pressé… car nous devons aller porter le véhicule à l’agence de location.  Elle quitte finalement et Francis va rejoindre Isabelle, qui était restée à l’extérieur des murs de la ville pour surveiller / déplacer la voiture en attendant notre « check-in ».  Nous allons tous les deux porter la voiture à l’agence de location, située dans un hôtel assez luxueux merci.  Mais bon, ce n’est pas ici que nous coucherons !  Taxi pour le retour à la porte de la ville et marche jusqu’à l’appartement.

En entrant et en s’y installant, nous remarquons que notre hôte avait probablement suivi des cours de prestidigitatrice… car elle semblait maitriser l’art de détourner notre attention sur ce qu’elle disait, plutôt que sur l’appartement en tant que tel.  Nous remarquons assez vite qu’après le premier regard, l’appartement est sale.  La toilette dans la chambre que nous avons pris est assez dégueu en fait… au point où Francis doit même laver la cuvette lui-même avant qu’on ne puisse l’utiliser.  La poubelle est pleine.  Les planchers sont pleins de poussières.  Les coussins des chaises de cuisine et la nappe sont tous très tachés, nous les retirons tous.  Francis prend des photos et les envoie à l’hôte qui nous jure qu’un ménage a été fait la veille ou la journée même.  On lui dit poliment que c’est inacceptable et que, peut-être, elle devrait vérifier de temps à autre le travail de sa femme de ménage.  Elle nous propose de refaire un ménage complet de l’appartement le lendemain.  Nous lui disons que c’est la moindre des choses.

Nous défaisons nos sacs de provision et nous quittons ensuite l’appartement pour aller prendre le premier pouls de la vieille ville.  Première observation… il y a vraiment beaucoup de marches entre notre appartement, situé dans la partie « nord » de la vieille ville et l’artère principale la coupant en deux (d’est en ouest).  Au sud de cette artère, la ville est plutôt faite sur le plat.  Nous comprenons tous alors que ce que nous venons de descendre, nous devrons le remonter… plusieurs fois au cours des trois prochains jours !

Au cours de notre séjour, nous les avons comptées.  Si nous prenions la rue sur laquelle est situé notre appartement, nous en avions 125 à monter, sans interruption, la rue longeant presque le mur des fortifications.  Mais attention, ce sont 125 marches relativement hautes et espacées les unes des autres (profondes).  Au cours du séjour, nous avons cherché à réduire l’impact de ces marches et nous avons seulement trouvé une façon… soit de les monter en paliers.  Nous débutions donc de la rue principale et montions n’importe où jusqu’à la rue suivante. Puis, nous allions jusqu’à la rue qui menait directement à la porte Buza, où 88 marches nous attendaient.  Une fois arrivé en haut de celles-ci, nous en avions ensuite 53, mais regroupées en quelques sections et espacées sur environ 300 mètres.  Cela faisait plus de marches au total, mais ça rendait le tout un peu moins exigeant physiquement.

Au-delà des marches, la première impression de Dubrovnik est très bonne.  C’est un vendredi soir et la vieille ville n’est pas très achalandée à cette heure (environ 19h30).  Ceci nous permet d’apprécier davantage son aspect fortifié, qui la rend très impressionnante.  Nous nous dirigeons vers le restaurant où nous avions une réservation pour ce premier souper.  Ironie du sort, c’est un restaurant de cuisine bosniaque qui se nomme « Taj Mahal » (trouver l’erreur !).  Décidément, aujourd’hui aura été notre journée bosniaque, après avoir passé la journée à Mostar.  Bouffe très bonne, mais service encore meilleur par notre serveur, que l’on soupçonne d’être sous l’influence de la cocaïne tellement il est speedé et a des « tics ».  Il nous aime bien et nous offre même la ronde de digestifs gratuitement.  On aime ça Dubrovnik !!

Après le repas, nous continuons notre exploration du vieux Dubrovnik qui est maintenant presque désert. Bon, mettons quelque chose au clair… Dubrovnik « est » le vieux Dubrovnik.  Nous ne préciserons donc plus « vieux » dans ce texte !  Après un peu d’exploration, nous voyons un pub irlandais mais comme ils n’ont pas la moitié des quelques bières annoncées sur leur menu, nous décidons de rebrousser chemin et d’aller finir la soirée à l’appartement.

Le samedi matin (29 décembre), nous nous levons un peu plus tard.  Nous n’avons techniquement rien à l’horaire aujourd’hui car, puisque nous avions initialement prévu de passer la journée à Kotor au Monténégro, mais que nous avons annulé nos plans plus tard (en raison du fait que les bateaux ne voguent pas en hiver sur la baie de Kotor et que le monastère est fermé… ne laissant rien à faire vraiment dans la ville), nous avions une journée sans aucune activité au programme.  Il fait super beau alors nous décidons de devancer la visite des remparts de la forteresse, activité normalement prévue pour le lendemain. Excellent choix.  L’attraction n’est pas très occupée en cette journée et nous pouvons nous promener sans avoir personne dans les pattes sur les remparts de la ville.  C’est vraiment très beau, ça nous donne de spectaculaires points de vue tant du côté de la ville que de celui du rivage.  La marche le long des remparts est assez longue, surtout avec tous les arrêts photos, soit environ deux heures.

 

Marche sur les murs des fortifications… mais y’a personne ici !!

 

Après cette marche, nos ventres nous font savoir qu’ils ont faim.  Du rempart, nous avions vu un restaurant avec une belle terrasse, situé entre la vieille ville et un fort.  Y’a des pires points de vue pour prendre un lunch, disons.  Évidemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée et les « bonnes tables » sur la terrasse sont toutes prises.  Nous attendons un peu et les filles font la file… les gars « spottant » les tables.  Une table se libère, les gars l’indiquent aux filles qui le laissent savoir à la serveuse.  Bingo, on a une table !  On profite du soleil avant d’aller se promener de nouveau dans la vieille ville.

Vers 15h00, nous décidons d’aller prendre un verre sur la terrasse d’un bar situé de l’autre côté de la fortification (Buza Bar), le côté donnant sur la mer Adriatique.  Cet endroit est un peu caché en fait, n’étant visible que du haut du rempart.  Francis en avait entendu parler avant qu’on arrive et l’avait « spotté » quand nous marchions sur le rempart en matinée.  Nous nous y rendons et « wow »… la vue est magnifique.  C’est aussi combiné au fait que l’endroit est peu couru.  Nous commandons quelques consommations et y restons environ 1h30, le temps que le soleil se couche définitivement sur Dubrovnik.  Très bel endroit pour observer le coucher du soleil.

 

Buza bar, de l’autre côté du mur

 

Nous marchons vers l’épicerie afin d’acheter quelques trucs car ce soir, c’est un souper à la maison.  Tout petit Konzum au cœur de la vieille ville, avec un peu de tout, sauf de la viande.  Ça sera donc un souper de pâtes !  Pendant que Marc-André prend les devants avec les bouteilles en direction de l’appartement, Martine a une super bonne idée: demander aux restaurants ayant des terrasses sur la rue principale, où la scène extérieure est déjà installée, s’ils offrent des « packages » pour le party du Nouvel An.  Car on analyse ça, et on se dit que l’on sera sans doute pris dans le fond de la rue principale à ne rien voir sinon. Après quelques essais infructueux pour cause d’être complètement « bookés », nous trouvons un endroit avec un excellent point de vue sur la scène, un chauffe-terrasse juste derrière la table que nous avons choisi et bam… le tour est joué… après un dépôt en argent, bien sûr.  En bons comptables, nous nous assurons d’avoir un reçu confirmant la transaction. Pour 400 Kn par personne, nous avons une table avec un plateau de charcuteries et un crédit d’alcool de 200 kn, soit la moitié de notre coût.  Woohoo… nous avons une table pour le 31 décembre à Dubrovnik… en plein où se tiendra le party ! Bon coup !!

Retour à l’appartement et préparation du souper.  Après une dizaine de jours de cohabitation, il est bon que les gars et les filles se donnent de l’air un peu et les gars sortent en ville, alors que les filles restent à l’appartement.  Marc-André et Francis se dirigent vers la rue principale et sortent par une autre porte (celle à l’ouest).  Francis voulait tenter de prendre des photos de soir de la forteresse et de la vieille ville.  En marchant, les gars remarquent par contre qu’ils sont les deux seuls à quitter la vieille ville et que le grand Dubrovnik au complet y entre.  Bon, quelque chose doit se tenir sur la scène ce soir.  Après quelques minutes de photos nocturnes pas trop concluantes, les gars suivent la foule et se rendent jusqu’à la scène, ayant pris soin de s’abreuver en chemin.  8h59 tourne à 9h00 et débute alors le concert des « Gipsy Kings » !  Et oui… « Bamboleo » et tout le tralala !  C’est quand même cool.  Ce qui est impressionnant, c’est premièrement de voir que les Croates connaissent les paroles des chansons par cœur.  De plus, c’est de voir que le long de la rue au bout de laquelle la scène est installée, les gens ouvrent leurs fenêtres de salon et chantent et dansent au rythme de la musique.  C’est assez spécial à voir.  Les gars restent une bonne demi-heure à les regarder jouer avant de quitter vers un petit marché de Noël situé tout près qui contient un kioske offrant une soixantaine de bières de micro-brasseries croates.  Assis sur les tabourets de l’endroit, ils peuvent toujours entendre la musique et en profiter pour jaser.  Entendre les « Gipsy Kings » chanter « Despacito » à Dubrovnik, c’est un peu surréel !  Ce ne sont pas nos parents qui auraient pensé ça en 1986 en regardant les « Gipsy Kings » à la télé.

Mais bon, la soirée se termine… on rentre.

 

Il y a foule pour les Gipsy Kings

 

Le dimanche (30 décembre), nos collègues de voyage préfèrent faire la grâce matinée et nous partons donc pour la journée de notre côté.  Nous débutons en visitant un fort (Lovrijenac) donnant face aux remparts.  Ascension de marches en plusieurs temps pour nous rendre à l’entrée du fort.  Disons que sa prise d’assaut aurait sans doute été difficile à l’époque.  Non pas par ses hauts remparts ou l’épaisseur de ses murs… mais simplement par le fait qu’il y a tellement de marches à monter pour s’y rendre que l’on croit que les belligérants se seraient dits « Ah pis d’la marde… on va aller attaquer Split à la place ! ».

Le fort n’offre rien d’intéressant en soit, aucun élément n’est en exposition, ni aucun panneau d’information n’y est installé.  On y va pour les points de vue de Dubrovnik, tout simplement.  En fait… nous, on y va pour ça.  Nous comprenons après quelques minutes que des cinq / six autres personnes qui sont là en même temps que nous, l’une d’entre elles a un agenda défini: recréer des photos de la série « Game of Thrones ».  Elle est accompagnée d’un guide qui a un appareil photo et un cartable rempli d’images tirées de la série et donne les instructions à sa clientèle d’aller se mettre à tel endroit, un peu plus à gauche, met ta jambe comme ça… et voilà, April Smith du Kentucky devient, l’espace de quelques photos, « Daenerys Targaryen » de la série.

C’est d’ailleurs un fait à noter.  La ville de Dubrovnik est un peu, beaucoup, victime du succès de cette série télévisée, où plusieurs des images de base (avant d’être modifiées par ordinateur) sont filmées. Ceci a donc créé un phénomène de pèlerinage des fans de la série et ils affluent en grand nombre dans la ville depuis quelques années.  Ceci est problématique au point où le maire de la ville a décidé de limiter l’accès à la vieille ville à 8,000 personnes par jour, afin de pouvoir non seulement en préserver le caractère et la protéger d’une usure précipitée… mais aussi pour rendre les lieux moins désagréables en y réduisant l’achalandage.

Et pour tous ceux qui ont déjà visité Dubrovnik en haute saison… vous auriez définitivement été jaloux du fait que nous avions la ville presque à nous seuls !

Nous quittons le fort pour retourner à l’intérieur des fortifications de la ville.  Nous nous promenons et après un moment, arrêtons à une pizzeria dans un endroit reculé, mais dont Martine nous avait vanté les mérites la veille, selon son guide de voyage.  Bonne pizza que nous partageons entre nous deux.  Une chance, car sa taille est impressionnante.

En après-midi, exploration du « Rector’s palace », un musée contenant un peu de tout.  Rien en exposition n’attire toutefois particulièrement notre regard, mais le building en soit est vraiment très joli, avec un atrium à ciel ouvert au milieu.  Après cette visite, nous marchons le long du rivage et allons vers la marina.  Nous contournons un coin du mur et nous sommes maintenant face à la mer Adriatique avec derrière nous les fortifications.  Très calme comme endroit et nous y restons pour admirer le coucher de soleil.

 

Aire ouverte au Rector’s Palace

 

Retour à l’appartement pour un apéro et souper dans un restaurant à thématique poisson et fruits de mer (Zuzori).  Très bon repas.  Un verre ou deux dans la vieille ville avant de revenir à l’appartement et de fermer les livres pour aujourd’hui.

Lundi le 31 décembre.  Comme nous avons remarqué que les magasins fermeront tôt aujourd’hui, Francis se charge, au levé,  d’aller chercher les baguettes de pain et le vin pour ce soir.  Souper à l’appartement avec baguette, fromages et charcuteries.

Après le déjeuner, nous quittons pour prendre le funiculaire qui nous amènera au sommet de la colline derrière Dubrovnik.  De là-haut, nous aurons droit à une vue d’ensemble de la ville et à un musée sur la guerre yougoslave.

Le funiculaire est situé à un gros trois minutes de marche de notre appartement, juste à l’extérieur des murs de la ville.  Nous achetons les billets et nous serons environ une douzaine dans la cabine pour l’ascension.  Isabelle n’est évidemment pas à sa plus grande aise, mais elle passe au travers comme une championne.  Rendus au sommet, nous remarquons évidemment la beauté de la vieille ville vue de si haut… mais aussi que les câbles du funiculaire sont en plein dans notre champ de vision.  Bon, on observe, mais on ne prend pas trop de photos.  Francis avait vu sur le Net que derrière le bâtiment, il y avait une route permettant d’accéder à cet endroit par la route… et que le long de celle-ci, nous pouvions avoir de beaux points de vue de la ville, sans les câbles.  Nous marchons donc un peu et en moins d’une minute, trouvons un excellent endroit pour prendre de belles photos.

Ensuite, direction le musée situé à environ 300 mètres.  C’est (encore) un musée sur le conflit yougoslave.  On se dit qu’après celui-là… on devrait bien finir par comprendre vraiment ce qui s’est passé !  Le musée est un peu mal foutu et les explications sont plutôt techniques.  Beaucoup d’acronymes militaires sont utilisés, sans toutefois être expliqués au moins une fois au préalable.  Ceci  rajoute une couche de complexité aux explications déjà pour le moins éparpillées des panneaux et photos étant affichés.  Après environ 45 minutes, nous avons fait le tour et nous trouvons toujours qu’il nous manque quelque chose pour bien comprendre ce conflit.  Pas le choix, il va nous falloir revenir un jour.  Bon, on pourrait aussi lire sur la chose sur Internet… ça coûtera moins cher !

Nous redescendons par le funiculaire et nous avons unanimement faim.  Nous cherchons quelque chose de relativement rapide, car il est déjà environ 14h00 et nous n’avons pas de temps que ça.  Francis trouve sur Google Maps un restaurant de type « burgers et fast food ».  Tout le monde est d’accord et l’on s’y dirige.  La place est relativement calme à notre arrivée et nous commandons nos combos.  Dès que notre commande est passée, le restaurant est quelque peu pris d’assaut.  Après environ 20 minutes d’attente, notre commande arrive, partiellement… manquant deux des quatre frites commandées au sein des trios.  Visiblement, la cuisine n’arrive pas à suivre le rythme de la prise de commandes.  Il y a environ 12 autres commandes à préparer et du temps que nous mangeons notre repas, absolument rien d’autre ne sort de la cuisine, un comptoir de préparation situé juste derrière la caisse (à la « Belle Province »).  Nous terminons sans avoir reçu nos deux frites manquantes et Martine réussit à convaincre le préposé que nous ne paierons pas pour les frites jamais reçues.

Nous nous dirigeons alors vers l’appartement pour faire les bagages et préparer notre départ.  Une fois la tâche terminée, c’est le temps de la sieste… car la soirée risque d’être longue !

Comme c’est la dernière soirée, Marc-André est curieux de « déguster » son vin bosniaque à 1 $CAN acheté à Mostar en Bosnie-Herzégovine plus tôt au cours du voyage.  Premier constat, derrière une apparence normale de la bouteille de vin, une fois le papier recouvrant le bouchon retiré, on y découvre une capsule, comme sur les bouteilles de bières, plutôt qu’un bouchon de liège.  C’est une première pour tous… et un deuxième présage (après le prix payé) que ça n’augure rien de bon.  La bouteille décapsulée, le test du goût n’est évident pas très convaincant non plus.  Disons qu’on passe rapidement à une autre bouteille.

Après avoir mangé généreusement, nous nous préparons à quitter pour les célébrations.  Nous avions la table pour la soirée, sans précision sur une heure d’arrivée.  Nous avions indiqué au propriétaire que nous y serions vers 20h30.  Nous prenons tout de même un peu notre temps et nous faisons un état de la situation de l’alcool que nous avons à l’appartement et qu’il nous reste à boire.  Bon, les gars ont une bouteille en plastique de 2 litres de bière croate achetée dans une station-service de Split (bon bon, arrêtez ça ce jugement-là !!) et les filles ont du vin et des Gin Tonics.  Les gars prennent leur bière de route et les filles se font des drinks de route.  C’est un départ !

 

2 litres de bière croate

 

À l’approche du restaurant, nous remarquons que la rue et les alentours de la scène sont encore pas mal déserts.  Nous attendons donc avant de s’installer à notre table.  Les gars restent en retrait, une rue plus haut avec leur 2L de bière, alors que les filles se promènent un peu et prennent un autre drink.  Du côté des gars, ils ont « dissimulé » leur bière dans un sac de plastique qui est, ma foie, totalement transparent.  Sur la rue, une patrouille de trois policiers fait le va-et-vient environ 6 fois devant eux, qui boivent leur bière, seuls.  Aucun commentaire de la part des policiers.  On aime ça Dubrovnik !!

21h30… les gars font leur approche et les filles sont déjà à la table avec une bouteille de vin.  Nous discutons et regardons le spectacle sur la scène, spectacle en croate, évidemment.  Le temps passe et les bouteilles de vin aussi.  Un peu après 23h00, nous envoyons nos vœux de bonne année à nos amis et collègues lettons, car il est déjà passé minuit en Lettonie.

Le minuit croate sonne et nous nous souhaitons la bonne année… de même qu’à Facebook et à quelques personnes à Montréal… du moins, c’est ce qu’on pense !  Lol.  Disons qu’à partir de ce moment-là, nos souvenirs de la soirée sont un peu moins précis.

Chose certaine, nous aurons été défoncés pour le début de l’année.  Hein, quoi ? L’expression c’est plutôt « nous avons défoncés l’année » ?  Ah shit… on a eu tout faux !

Autre chose certaine, nous sommes arrivés à 5h30 à l’aéroport pour s’enregistrer sur notre vol vers Frankfurt.  Comment nous y sommes arrivés pourrait assurément faire l’objet d’une émission entière de « Unsolved Mysteries »… et nous serions les premiers à vouloir le découvrir.  Mais bon, nous y sommes et tout semble nous avoir suivi.

Évidemment, notre vol vers Frankfurt est retardé et notre enregistrement est même refusé car il est certain que nous manquerons notre connexion vers Riga.  On nous propose alors un autre itinéraire, nous faisant passer par Zagreb, puis Istanbul avant d’atterrir à Riga… avec plus de 4 heures de retard sur l’heure d’arrivée initiale.  Euh, c’est parce que nous travaillons demain et nous ne sommes pas dans la meilleure des formes actuellement… mettons.  Nous prenons donc ces vols, dont le premier quitte dans… 25 minutes.  Bon, on se dépêche !!  Francis dormira finalement dans tous les vols, du moment où il s’assoit dans l’avion jusqu’à notre débarquement.  L’attente à Zagreb est courte (environ 1 heure) et les vols à destination et en partance d’Istanbul sont honnêtement très bien.  Nous sommes très impressionnés par Turkish Airlines, surtout lors du vol d’Istanbul vers Riga, pour lequel nous avions un avion qui devait en être à ses tous premiers vols tellement il sentait le neuf encore.  Ce ne fut pas le cas pour l’aéroport d’Istanbul par contre, plutôt sale et surpeuplé.  Le nouvel aéroport devait déjà être en opération… mais son ouverture a (encore) été reportée, étant prévue pour le mois de mars 2019 maintenant.

Arrivés sains et saufs à Riga, nous défaisons nos bagages et allons très tôt au lit… le début d’année ayant été plutôt dur sur le système.

 

Bonne année à tous !