037: KHL Winter Ice Break 2019

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Cette année était la deuxième édition où l’équipe de hockey du Dinamo de Rīga organisait un match extérieur.  Un genre de « NHL Winter Classic », version KHL.  L’évènement s’appelle ici le « Winter Ice Break » et oppose toujours le Dinamo de Rīga au Dinamo de Minsk.

Minsk étant situé en Biélorussie, l’équipe se veut en quelque sorte un rival géographique à Rīga.  Toutefois, ici, personne ne voit vraiment de rivalité incarnée entre ces deux clubs.  C’est un peu comme avec le Canadiens de Montréal.  Bien qu’Ottawa soit géographiquement l’équipe de la NHL située la plus près de Montréal, il n’existe pas vraiment de rivalité entre les deux clubs… sauf peut-être à Gatineau !  À Rīga, les rivalités sont plus avec le CSKA de Moscou et le SKA de St-Petersburg, les deux supers puissances russes.

Bien que l’événement semble devenir un « classique », les billets ont été mis en vente tardivement, soit au début janvier.  Le match avait quand même lieu le 15 février… donc environ 45 jours plus tard.  Pas très dispendieux, les billets se vendant pas mal tous 15 €.  C’est loin des 150 $ US déboursés pour chaque billet lors de la « Winter Classic » à Boston.  Étant donné le prix ridiculement bas et le fait de vivre l’expérience d’un troisième match professionnel à l’extérieur, nous nous sommes dit « pourquoi pas » !

Première constatation, le match n’aura pas lieu dans un stade ou dans un endroit disposé d’avance à accueillir ce genre d’événement.  Il aura plutôt lieu dans un parc.  Pourtant, la ville possède deux stades extérieurs (Daugava Stadions et Skonto Halle) pouvant accueillir ce genre d’évènement, dont un situé à 2 coins de rue de notre maison (Skonto Halle).

Bon, comme nous le disions plus tôt, ce match était le 3e match de hockey professionnel disputé à l’extérieur auquel nous assistions.  Récapitulons.

Le 1er match fut celui entre le Canadiens de Montréal et les Bruins de Boston, tenu au Gillette Stadium le 1er janvier 2016.  Le stade était rempli de 67,246 spectateurs qui ont assisté à la victoire du CH 5-1.

Le 2e match fut celui entre le Canadiens de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa, tenu au TD Place Stadium le 16 décembre 2017.  Le stade était rempli de 33,959 spectateurs qui ont assisté à la défaite du CH 3-0.

Cette fois-ci, le match était disputé sur les terrains du complexe sportif de l’école secondaire #84 de Rīga devant supposément 11,137 spectateurs (le résumé du match indique une capacité de 9,500 places cependant).

C’est sûr qu’on ne s’attendait pas au même genre d’expérience, mettons.

Deuxième constatation, lors de l’achat des billets, ceux-ci sont identifiés comme étant « admission générale ».  Nous devions choisir notre section de gradin parmi les 5 encore disponibles, toutes situées derrière les filets.  Les trois sections le long de la patinoire semblaient être des sections réservées.  À noter qu’un seul côté de la patinoire avait des estrades, étrange.

Puisque l’admission est « admission générale », nous comprenons que les places seront occupées sur la base du « premier arrivé, premier servi ».  Nous décidons d’arriver tôt à l’endroit afin de ne pas être trop bas dans les estrades, à la hauteur de la glace, car nous ne verrons rien.  Nous arrivons environ 1 heure 15 avant le début du match.  L’emplacement comporte quelques kiosks de vente de café et de trucs artisanaux inutiles.  De plus, nous ne voyons pas de kiosk vendant de l’alcool.  Il doit bien en avoir cependant, car des affiches indiquent clairement qu’on ne peut pas accéder aux gradins avec des « drinks ».  Le letton sera donc sobre ce soir !  Mais bon, c’est bon pour nous, étant à mi-chemin de notre « Dry February » !

Nous apercevons la mascotte du Dinamo de Rīga et Francis se laisse prendre en photo avec.  Pas la plus belle mascotte qui existe… mais disons qu’elle est assez dynamique lors des présentations d’avant-match.  Fait surprenant, en approchant de la mascotte qui est entourée d’une « gang » de gars parlant russe, Francis entend celle-ci parler avec les gars.  Une mascotte qui assume qu’elle parle… c’est seulement la deuxième fois qu’on voit ça… après le Bonhomme Carnaval.

 

Francis et la mascotte parlante !

 

Puis, direction boutique souvenir.  Lors d’un match à l’Aréna de Rīga, nous avions vu quelqu’un porter le chandail officiel de l’évènement de l’année dernière et le chandail était particulièrement beau, étant tout blanc, avec un logo spécial pour l’évènement.

 

Chandail de l’édition antérieure… magnifique

 

Cette année, toutefois, les deux équipes ont inversées leurs couleurs et c’est Minsk qui est vêtu de blanc.  Dommage.  Bien que le chandail de Minsk soit plus beau que celui du Dinamo de Rīga, le préposé aux articles mentionne à Francis que le chandail ne sera porté que durant la séance d’échauffement et que les chandails portés par les joueurs seront mis en vente après.  Francis peut donner son nom et réserver celui du joueur qu’il veut.  Hmmm… ok, mais un « game-worn jersey », ça coûte combien de plus, ça ?  C’est le même prix qu’un chandail non porté… deal alors !  Évidemment, celui de la vedette de l’équipe, l’italo-canadien Matthew Maione, est déjà réservé.  Francis réserve alors celui de Linus Videll, prolifique attaquant du Dinamo.

Direction gradin pour prendre place et regarder la séance d’échauffement.  Les gradins ne sont pas ceux auxquels nous sommes habitués… n’ayant aucun siège ou banc.  Ce sont des gradins de planches sur lesquels nous devrons restés debout pendant tout l’évènement… sans barrière pour s’accoter ou se tenir.  Intéressant !  Nous montons vers le plus haut, afin d’avoir une belle vue d’ensemble.  On se demande alors si c’est vraiment sécuritaire tout ça… et si ça respecterait les normes.  Si quelqu’un d’en haut perd l’équilibre… y aurait-il un effet domino jusqu’en bas, puisqu’il n’y a pas de rampes / barrières ?  On comprend un peu plus pourquoi ils ne permettent pas d’accéder aux gradins avec de l’alcool !

 

Photo des estrades « standing room only »

 

Durant la séance d’échauffement, nous remarquons que les baies vitrées situées derrière les filets des gardiens sont recouvertes de planches de bois.  Cela fait en sorte que nous ne voyons pas le filet devant nous… assez ordinaire !  Heureusement, avant le début du match, des préposés ont retirés les panneaux obstruant la vue.

 

I

Les baies vitrées derrière des filets sont recouvertes de planches de bois

 

Les estrades se remplissent rapidement ensuite et le site est plein pour le début du match.  Nous sommes beaucoup dans les estrades, mais nous n’avons pas l’impression d’être trop entassés.  Des sardines assez confortables, en fait.  En plus, c’est une température assez agréable de +4 degrés Celsius au début du match… environ +1 degrés lorsque nous le quitterons.

Le match se déroule bien et nous avons un point de vue de plus près que lors de nos deux expériences de la NHL, même si nous sommes derrière les filets.  Seul bémol, les baies vitrées sont toutes embuées, ce qui fait que lorsque l’action se déroule dans la zone près de notre estrade, nous ne voyons pas le jeu.  Pour nous, ce n’est pas si problématique car seulement une petite partie de la patinoire se voit obstruée.  Par contre, pour les gens étant dans les 10-15 premières rangées, ils ne doivent pas voir grand-chose.  Durant les entractes, des préposés armés de « squeegees » tentent de nettoyer les baies vitrées… mais au lieu de nettoyer la partie intérieure de la baie vitrée à partir de la glace, ils tentent de les nettoyer en faisant passer leur « squeegees » par-dessus la baie vitrée.  Disons que ce ne sont pas les préposés les plus allumés de Rīga !

Durant la première période, Francis se demande s’il achètera ou non le chandail qu’il a réservé.  Bien que le logo soit beau, le fait qu’il ne soit pas blanc le tracasse.  À ce compte, celui du Dinamo Minsk est plus beau.  Mais bon, nous sommes à Rīga et non pas à Minsk.  Et en plus, la perspective d’acheter un chandail avec le nom de l’un des deux frères Kostitsyn (Serge et André !) évoluant aujourd’hui avec le Dinamo de Minsk est intéressante… l’espace d’un instant.  Au premier entracte, Francis tente de se rendre à la boutique souvenir, mais la circulation dans les gradins pour en sortir est impossible.  Il se résigne.

D’ailleurs, la présence au match des frères Kostitsyn (seulement Serge jouait) explique alors à elle seule l’interdiction de consommation d’alcool sur les lieux.

Mais bon, ne soyons pas mauvaise langue.  La seule raison pour laquelle Serge était souvent étendu sur la glace lors du match est simplement due au fait que la qualité de celle-ci était mauvaise… cela n’avait rien à voir avec le fait qu’il confondait la neige sur la glace friable avec sa chère cocaïne, comme lors de son passage avec le Canadiens de Montréal.

Lors du 2e entracte, nous commençons à être un peu tannés d’être debout depuis 3 heures sans possibilité de nous asseoir ou de dégourdir nos jambes.  Nous constatons aussi qu’il sera un peu problématique de retourner à la maison avec tous les gens qui sortiront en même temps et demanderont un taxi.  Nous décidons donc de revenir à la maison pour regarder la fin du match au chaud.

Avant de quitter, passage à la boutique souvenir.  Le chandail réservé est encore là et Francis se laisse finalement tenter.  Achat fait et retour à la maison.

Arrivés, nous regardons la fin du match et une belle victoire du Dinamo Rīga qui maintient ses espoirs de participer aux séries de fin de saison, avec 2 points de retard sur la dernière place y accédant et trois matchs à disputer.

Après la fin du match, Francis essaie le chandail et constate alors qu’il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un chandail « game-worn ».  Premièrement, il y a les attaches à culottes derrière le chandail et il n’y a pas de grandeur sur le chandail.  Mais, le détail le plus important, c’est que le chandail sent la poche de hockey de façon assez intense !  Pas de doute, Linus a bien sué dedans !

On se retrouve l’an prochain, Linus, Serge et André !