043: Espagne – Bilbao

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En ce mercredi 27 mars, c’est journée de déplacement vers Bilbao, ville au nord de l’Espagne, dans le pays Basque.  Trajet de cinq heures de train, de 8h00 à 13h00.  Le trajet se fait bien et nous nous faisons un petit pique-nique ferroviaire.

Arrivés à Bilbao, check-in à l’hôtel et direction le bord de l’eau.  Très belle promenade aménagée tout le long de l’eau qui donne de très beaux points de vue de la ville et qui en fait une promenade très agréable.  Puis, direction la vieille ville, où nous y visitons une église (encore !) suivie d’une deuxième… car elle venait « gratis » avec la visite de la première.  Bon, aucune de ces deux-là ne fera notre « top-10 », mais c’était tout de même bien de visiter.

On se dirige ensuite vers le marché gastronomique La Ribera pour visiter les étals, plus particulièrement, la foire gastronomique où des pintxos sont servis.  Le pintxo est une tranche de pain sur laquelle on place une petite (ou grosse) portion de nourriture.  Les pintxos sont une variété régionale des tapas, entendues comme mets à consommer au bar, pour accompagner une boisson.

Bon, le marché n’ouvre que dans 30 minutes.  De l’autre côté de la rue, un bar avec une belle terrasse nous appelle.  On sent l’appel du vin, oops divin… mais à en juger par la Trinité au-dessus de Francis, c’est plus un bar à café qu’un bar à cocktail.

 

La Sainte-Trinité

 

Consommations bues, on retraverse et on entre dans le marché.  Première constatation, les étals ne sont pas ouverts.  Nous sommes peut-être trop tôt.  Nous en voyons en fait un ou deux d’ouverts sur tout le lot : des marchands de viande, donc pas vraiment pratique pour nous.  Puis, nous décidons de nous rendre aux toilettes.  Mission accomplie mais au final, un problème. Il y a des toilettes, mais pas de savon aux toilettes pour se laver les mains.  Hmm… ok.

On se dirige ensuite à l’étage supérieur où se situe la foire alimentaire et les bars à pintxos.  On se rend compte que les comptoirs sont pleins d’aliments, mais qu’il n’y a pas de clients.  Hmmm… ça fait combien de temps que les pintxos sont sur le comptoir, alors ?  Depuis l’heure du diner ?

On décide alors de tester les toilettes de cet étage.  Même constatation, aucun savon.  Notre cerveau fait donc 1+1 et conclut que le personnel des étals et de l’aire de restauration utilisent forcément les mêmes toilettes et donc, ne peuvent pas se laver les mains proprement.  MÉGA alarme pour la salubrité lors de la manipulation des aliments et on décide rapido de sortir.

Nous devrons trouver d’autres endroits pour notre initiation aux pintxos.

Nous marchons alors vers et dans la vieille ville. Nous arrêtons à un premier endroit.  Offre limité de petits sandwichs, mais nous nous laissons tenter. C’est ok, sans plus.  Nous terminons notre verre et nous dirigeons vers un deuxième endroit. Nous voyons des gens à l’intérieur et ils semblent « locaux » et ils grignotent.  Nous sommes donc réconfortés.  Nous commandons un truc chacun pour les voir ensuite mettent nos choix dans le four à micro-ondes avant de nous les servir.  Évidemment, tout devient « mou et soggy » et peu appétissant.  Nous ne finissons même pas nos assiettes et quittons l’endroit.

Nous retournons vers notre hôtel et nous nous arrêtons dans un troisième lieu.  Bar beaucoup plus populaire cette fois où nous commandons deux autres trucs pour manger. La bouffe est ok, mais encore une fois, nous restons sur notre appétit.  Nous sommes sérieusement déçus de notre expérience des pintxos.  À Barcelone, les tapas avaient été à la hauteur de nos attentes, pourtant.  Et nous savons que nous avons deux jours à San Sebastian qui s’en viennent, où la principale raison de notre séjour là-bas est précisément la présence de pintxos.  Notre moral est à plat.

Nous nous le remontons avec un arrêt au McDonald’s en marchant vers notre hôtel… et avec un rhum & Coke à notre arrivée à l’hôtel.  Nous en profitons alors pour discuter avec la préposée à l’accueil de l’hôtel de notre expérience des pintxos et elle nous dit que c’est pourtant le genre d’endroit qu’elle fréquenterait elle-même et que le fait de réchauffer des pintxos au micro-ondes n’est pas inhabituel, si celui-ci doit se manger chaud.  Bon, rien pour nous rassurer.

Le lendemain, la journée débute avec la visite du Guggenheim museum de Bilbao.  Bâtiment très impressionnant de l’extérieur, entouré de nombreuses œuvres d’arts.  Nous arrivons avant l’ouverture pour profiter un peu du site et prendre des clichés.  Nous sommes les premiers à entrer et nous nous dirigeons vers l’installation intitulée « A Matter of Time », juste à côté de l’entrée.  Une longue pièce construite spécialement pour cette œuvre, soit 6-7 sections de cercles concentriques à inclinaison et hauteur variable, donnant l’impression de passer d’un espace exigu à un espace plus vaste, alors qu’il n’en est rien.  Une exposition vraiment très intéressante et qui peut être appréciée à son meilleur lorsqu’il n’y a personne avec vous dans les cercles… ce qui était notre cas.  Good call !!

 

Musée Guggenheim

 

Le reste des éléments en exposition sont d’intérêt variable, dépendamment de ce qui allume le visiteur.  C’est un musée d’art moderne, avec tout ce que ça implique de bon (art engagé) et de mauvais (art très éclectique).

Nous avons faim et nous avions lu de très bonne chose sur le restaurant du musée, un restaurant étoilé Michelin.  Bon, comme nous ferons un 3 étoiles ce soir à notre arrivée à San Sebastian, nous optons plutôt pour la cantine du musée. À notre surprise des pintxos y sont servis et nous prenons le spécial du jour, soit trois pintxos et une boisson.  Nous en choisissons des différents que nous partagerons entre nous deux, afin d’en goûter une plus grande variété.  Wow… délicieux.  Ça nous rassure pour notre séjour à San Sebastian qui approche.

À notre sortie du Musée, nous nous dirigeons au parc Casilda Iturrizar tout en longeant le bord de l’eau.  Beau parc avec de belles sections.  Puis, nous nous dirigeons vers le Azkuna Center, qui est un centre d’affaires et d’art dont l’attrait principal se trouve à être ses colonnes de soutien qui, au lieu d’être de simples colonnes en béton sans attrait, ont été modifiées et décorées en de véritables œuvres d’art toutes distinctes les unes des autres.

 

Très bonne idée pour agrémenter le look des colonnes de soutien

 

Puis, direction hôtel pour récupérer nos bagages et prendre un taxi vers la gare de bus afin de prendre celui qui nous amènera ce soir à San Sebastian.  Départ à 17h00 et arrivée prévue à 18h20.

Bien que la bouffe n’ait pas été à la hauteur de nos attentes, Bilbao nous aura marqué comme étant une ville splendide où il fait bon de se promener.  Définitivement une ville à visiter, bien qu’elle ait peu à offrir au niveau des activités / attractions à y faire.