046: Lituanie – Vilnius

By

Avec nos amis Marc-André et Martine, nous avons planifié de visiter Vilnius, capitale de la Lituanie, pour un weekend de deux jours.

Nous quittons le samedi 25 mai pour prendre le bus de 7h00 en direction de Vilnius, un trajet de 4h10 environ.  Bon, ce qui est le fun avec les bus en partance de Rīga vers les capitales estonienne ou lituanienne est qu’ils offrent deux sections, une section « régulière » avec des rangées de deux bancs de chaque côté de l’allée et une section « lounge » à l’arrière avec des rangées d’un banc de chaque côté ou d’un banc d’un côté et deux de l’autre.  Nous prenons évidemment toujours la section « lounge » qui est plus douillette et ne coûte que quelques Euros supplémentaires.

 

Intérieur spacieux pour notre voyage en autobus

 

Le trajet se passe bien, nous en profitons pas mal tous pour dormir, surtout nos amis qui sont arrivés la veille à Rīga.  Arrivés à Vilnius, nous prenons un taxi vers notre hôtel pour y déposer notre bagage.  Un bel hôtel, tout petit n’ayant qu’une douzaine de chambres sur un seul étage.  Il est situé au-dessus d’un McDonald’s… quoi ne pas aimer ?

Nous débutons ensuite notre exploration de Vilnius en marchant vers la vieille ville et nous nous arrêtons pour diner dans un restaurant offrant de la nourriture lituanienne typique, le Pilies Katpedele.  L’un des plats typiques est le cepelinai, soit une sorte de boulette à base de pommes de terre râpées et généralement farcies avec de la viande.  C’est le plat national en fait.  Francis s’en était fait parler la veille par une collègue lituanienne du bureau et, dans son esprit, il s’agissait en fait de bouchées.  Nous en commandons donc, Isabelle une portion d’une et Francis, une portion de deux, en plus de commander d’autres plats.  La serveuse nous regarde bizarrement, mais ne dit pas grand-chose.  Nous comprenons lorsque nous recevons nos assiettes de cepelinai… ce ne sont pas des bouchées, mais des portions énormes.  Des patates plus grosses que les plus grosses patates que vous voyez à l’épicerie.  Nous sommes plutôt déçus de ce plat… mais peut-être est-ce uniquement la réalisation servie à ce restaurant qui n’est pas à la hauteur.

 

« Cepelinai », le plat national lituanien

 

Après le lunch, nous marcherons pas mal tout l’après-midi en débutant par la visite de l’église la plus visitée de Lituanie, l’église Ste-Anne.  Elle est toute en briques rouges, avec différents styles d’assemblage qui en font une église plutôt singulière.  L’intérieur est assez simple, les murs sont blancs et il y a peu de signes ostentatoires, disons.  D’impressionnantes sculptures en bois y sont toutefois présentes, ce qui donne un cachet rustique et chaleureux.

Puis, nous allons faire l’ascension d’une des collines de Vilnius afin d’aller voir le monument des trois croix qui y est juché à son sommet.  Nous longeons un sentier bordant une petite rivière et nous atteignons des marches en bois qui ne semblent pas avoir de fin, vue d’en bas.  Environ 150 marches plus haut, nous arrivons à un plateau à partir duquel nous devons prendre un sentier en ascension pour rejoindre le fameux monument.  Bon, ce n’est pas l’attraction du siècle, celle-ci n’ayant pas vraiment d’explications de fournies une fois rendu sur ce qu’est ce monument (merci Martine d’avoir eu ton guide de voyage avec toi pour nous en faire la description).  La vue de la ville est toutefois jolie de ce point surélevé.

 

Les trois croix

 

Nous redescendons ensuite ces marches et nous dirigeons vers la cathédrale.  Un bâtiment plutôt simple de l’extérieur, qui n’a pas le prestige architectural des cathédrales européennes auquel nous sommes normalement habitués.  Même chose à l’intérieur, c’est assez sobre, sauf pour une chapelle au fond du bâtiment.  Sculptures, argenterie, fresques faisant fondre les délimitations entre le plafond et les murs… vraiment très jolie pièce.

Une fois sortis, nous nous dirigeons au bâtiment voisin, le Palais des Grands-Ducs de Lituanie.  C’est en fait un bâtiment totalement reconstruit au cours des dernières années, le site n’étant qu’un terrain vague jusqu’en 2001.  Des fouilles archéologiques y ont permis de découvrir des vestiges du bâtiment qui y fût alors érigé avant d’être détruit en 1801.  La reconstruction dura 16 ans et fût complétée en 2018.  Les premières sections de la visite sont assez intéressantes car on y apprend toute l’histoire et la puissance du Duché de Lituanie d’autrefois.  Il y a cependant beaucoup de lecture à faire.  Les sections suivantes sont un peu moins intéressantes, principalement car on a voulu y recréer des appartements d’époque… mais dans un bâtiment tout neuf.  Bien qu’un effort ait été fait pour donner un cachet historique à la décoration, à l’agencement et au mobilier, il en demeure que le résultat final n’est pas vraiment réussi, malheureusement.  Nous passerons cette section rapidement.

Nous allons ensuite prendre un verre avant de nous diriger vers le restaurant que nous avons réservé pour souper, le Sweet Root.  Les attentes sont nulles car nous ne nous souvenons pas en fait où Francis a vu ce restaurant et ce qui l’avait poussé à le réserver.  Wow… quelle surprise.  Dès notre arrivée, nous avons droit à un accueil très chaleureux (exceptionnel en pays balte… quoique les lituaniens sont plus chaleureux que leurs deux autres voisins, en général) et une prise en charge totale.  Ici, il n’y a qu’une option : le menu dégustation.  Nous prenons l’accord mets-vin également.  Nous réaliserons qu’ici, ce n’est pas un accord de « chochotte » … c’est un verre assez généreux pour chacun des services.  Nous en avons compté 13.   La thématique du restaurant est centrée sur les récoltes de saisons du restaurant.  C’est très axé sur les légumes et les herbes, mais il y a de la viande et du poisson d’inséré dans certains services tout de même.  Le service est hors-pair, les serveurs se permettant même de rigoler et blaguer avec nous… et de rire du « toc » de Francis qui veut gérer sa consommation en fonction du nombre de services restants.   Non seulement le serveur en rit, mais pour nous rassurer, il nous dit qu’il remplira nos verres si nous en manquons… promesse qu’il tiendra d’ailleurs !  Un pourboire généreux est de mise.  Nous quittons pour nos quartiers le ventre bien rempli.

 

Le lendemain matin, nous avons réservé un tour guidé de la vieille vielle et du quartier d’Uzupis.  Avant de se rendre au point de rencontre, nous allons nous promener un peu plus loin près du bastion toujours existant.  Pas grand-chose à y voir finalement, même de la partie surélevée où nous nous trouvons.  Nous remarquons que dans la partie au-dessous de nous, un homme promenant son chien nous dit « Bonjour » et nous envoie la main.  Ok, quelqu’un connaît quelqu’un en Lituanie et a oublié d’en faire part au groupe ?  Nous nous rendons compte alors qu’il s’agit de l’un des serveurs du restaurant de la veille.  Ce dernier nous remercie pour la belle soirée. What ?  Ça ne devrait pas être l’inverse qui se passe, normalement ?  Il faut croire qu’ils ont aimé notre pourboire !  hahaha ! Tant mieux, c’était bien mérité.

On se dirige vers le point de rencontre de notre tour de ville gratuit.  Nous sommes beaucoup et le groupe est alors divisé en deux plus petits groupes, excellente initiative !  Nous nous promenons environ deux heures avec notre guide, Ginte.  C’est intéressant car nous apprenons des choses, mais ça manque un peu de profondeur.  La guide mentionne parfois certains trucs, sans aller plus loin dans ses explications.  Francis se fait quelques fois aller sur le « Google » et le « Youtube » pour compléter l’information fournie et la partager aux autres.  Disons que cela devrait plutôt être le job de la guide.  Mais bon, c’est un tour gratuit, alors les attentes se doivent d’être réduites un peu.

Probablement la portion la plus intéressante du tour est la visite dans le quartier d’Uzupis ou, devrions-nous plutôt dire, dans la République d’Uzupis.  Autrefois considéré comme un vieux quartier décrépi à l’époque soviétique, Uzupis devint la résidence des artistes qui avaient jeté leur dévolu sur ce quartier pittoresque de vieilles maisons, à proximité immédiate de la vieille ville, trouvant assez de place dans les caves et greniers pour leurs ateliers. Peu à peu, l’effervescence artistique du lieu a transformé Uzupis en lieu de bohème. C’est ainsi que fut fondée la République d’Uzupis, avec ses citoyens, ses lois, sa Constitution, et ses dirigeants.

 

La constitution de la « République d’Užupis »

 

Lunch rapide au McDonald’s après la fin du tour et direction le musée du KGB.  Nous avions fait la visite de celui de Rīga au mois d’août dernier, avant que celui-ci ne ferme définitivement ses portes un mois plus tard en septembre.  Deux expériences sommes toutes différentes, mais aussi semblables.  À Rīga, nous avions une visite guidée alors qu’à Vilnius, le musée est plus grand, contient plus d’information et se fait en solo.  Nous y passons plus de 2h30 et nous sommes un peu fatigués à la fin. Il y fait chaud et ça fait beaucoup de lecture, pas super joyeuse non plus.

Nous disons « Au revoir » pour quelques jours à nos amis qui eux, prennent la direction de l’aéroport pour un vol vers Tallinn.  Pour notre part, nous repartirons à Rīga en bus.

Très belle visite dans l’ensemble et Sweet Root nous y fera assurément revenir à l’automne, afin de déguster les concoctions élaborées avec les récoltes fraîches.